EFFETS HARMONIQUES
la liberté à l’oppression, l’ordre aux révolutions, le bonheur au malheur : en un mot, de constituer la société, pour ainsi dire, au rebours de ce qu’elle est aujourd’hui. Eh bien ! pour obtenir ces grands résultats, elle propose des moyens simples, innocents, pacifiques : tout se réduit à établir I’organisaïton du travail, d’après la loi naturelle des groupes et des séries : l’essai ne peut compromettre aucune existence, il est compatible avec les lois qui nous régissent. Nous ne croyons pas que jamais système ait présenté de tels caractères, Il nous semble dès-lors que tous les hommes doivent s’intéresser à la théorie de Fourier, et en provoquer les essais. Si les expériences ne réussissaient pas, elles ne feraient du moins aucun mal : en cas de succès, le sort de l’humanité serait bientôt changé. Les plus pauvres auraient le bien-être matériel assuré et une large part aux jouissances morales et intellectuelles ; ils seraient émancipés et libres ; plus de haines entre les classes ; le sort des riches euxmêmes serait notablement agrandi, et le genre humain tout entiers’élèverait aux plus hautes sphères de bonheur, de gloire et de dignité. La réalisation de l’Association universelle serait véritablement la réalisation sociale dû Christianisme, l’avènement sur la terre du royaume de Dieu et de sa justice, le Paradis reconquis !... Eh ! quel esprit sage oserait prendre sur lui d’affirmer que là ne sont pas les voies de noire Destinée sociale et de la Vérité ?
P.-C.-E. Mo....e.