‹ Exposition abrégée du système phalanstérien de FourierChapitre 13 sur 37 · EFFETS HARMONIQUES. S · texte numérisé non relu

EFFETS HARMONIQUES. S

un essai, aux reproches d’impossibilité que le siècle lui adresse (1 ).

Avant de quitter ses auditeurs, SL. Considérant leur a fait remarquer qu’il n’avait exposé qu’une faible partie de la théorie de Fourier ; que cette théorie était universelle, et reposait sur une concep-. tion générale de Dieu, de l’Homme et de l'Univers, dont le système social n’était qu’un élément ; que le temps ne lui avait pas permis de parler de l’administration , du commerce et de l’éducation dans le régime sociétaire, ni de faire connaître les vues historiques de Fourier et sa critique de là société actuelle. Il a donc engagé les personnes qui l’écoutaient à ne pas se hâter de porter un jugement définitif sur cette doctrine, sans en avoir faitune étude plus approfondie dans les ouvrages de l’École.sociétaire.

Nous suivrons, quant à nous, le conseil de M. Considérant. Nous sommes en effet convaincu qu’un système aussi vaste ne peut pas être jugé sur une exposition aussi rapide : d’ailleurs une critique cons-; ciencieuse ne doit pas être formulée en quelques lignes, mais dans des articles raisonnés et d’une cer-

(1) Il est certain que les partisans des idées de Fourier sont aujourd’hui plus nombreux dans noire ville qu’ils ne l’étaient avant le passage de M. Considérant. La théorie phaianstérienne a des amis dans toutes les classes de la société cl dans tous les partis politiques. Beaucoup de personnes lisent mainlenanlles ouvrages de l’École socié¬

taire, et l’on pourrait citer des femmes d’un esprit trèsdistinguéqui s’occupent avec intérêt de l’élude du système, ej. qui forment des vœux pour sa prompte réussite.

(Note de l’édilion de mi.)

5 î quatrième séance.

taine étendue. Nous ajournerons donc notre jugement (1), et nous terminerons notre compte-rendu par quelques réflexions sur le caractère de la théorie de Fourier considérée au point de vue qui préoccupe aujourd’hui tous les esprits.

Cette théorie a la prétention de concilier tous les partis par la satisfaction des intérêts légitimes de chacun d’eux. Pour y parvenir, elle ne leur propose pas une nouvelle doctrine politique, mais le plan d’une meilleure constitution sociale. Aux yeux des phalanstériens, les formes de gouvernemènt ont de l’importance, mais une importance secondaire, et ils considèrent les discussions politiques et administratives comme des brandons éternels de discorde. Au lieu donc deplaider des institutions monarchiques, constitutionnelles ou républicaines, ils portent la question sur un terrain neutre où toutes les classes de la société peuvent se rencontrer dans les mêmes vues et les mêmes intérêts. Ils s’occupent de l’organisation des éléments sociaux humains, universels; de l’agriculture, de l’industrie, du commerce , du ménage, de l’éducation, des sciences et des arts, c’est-à-dire de tout ce qui compose la vie réelle, positive et journalière des individus et des peuples.

La théorie de Fourier nous paraît être à la fois radicale et conservatrice. En effet, elle a pour but de transformer complètement les relations actuelles des hommes, de substituer la richesse à la misère,

(O L’auteur est entièrement acquis aujourd’hui à la théorie sociétaire. (Note de la 3® édition.)

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