‹ Exposition abrégée du système phalanstérien de FourierChapitre 28 sur 37 · V' THÈSE · texte numérisé non relu

V' THÈSE

simples ouvriers et manœuvres, ils restent toujours hors d’association, à l’état de salariés, exerçant par besoin, par nécessité de vivre, un travail répugnant, sans être intéressés dans les bénéfices qu’ils concourent si puissamment à produire. De telle sorte que leur travail peut rapporter aux actionnaires capitalistes et aux sociétaires industriels des sommes énormes, sans que leur journée, à eux, malheureux travailleurs, en soit haussée d’un centime ! Ces ouvriers ne sont donc pas associés.

D’ailleurs, ni l’armée, ni les associations industrielles dont nous avons aujourd’hui des exemples ne sont associées dans le milieu ambiant, puisque l’armée est faite pour combattre d’autres armées et que nos associations industrielles ont à renouveler sans cesse contre d’autres entreprises les luttes d’une concurrence meurtrière.

En l’absence delà répartitionproportionnnelle au Capital, au Travail et au Talent, il y a distribution injuste, fausse, illégitime des richesses, des produits, des avantages créés par le concours de ces trois forces. Il y. a en même temps divergence et guerre des intérêts, lesquels sont, au contraire, rendus convergents et fortement unis par la répartition des dividèndes proportionnels au concours. Il est évident, par exemple, qu’il n’y aurait pas lieu à coalitions et révoltes d’ouvriers, si les ouvriers étaient associés, proportionnellement à leur concours en travail et en habileté, dans les bénéfices des industries où ils sqnt engagés.

. ' L’idée dAssociation nous représente donc : 1® Vu-

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