LE SALDT DD MONDE
la transformation dotaelle commencer? Il ne faut pas un grand effort d’intelligence pour concevoir que chaque homme, ne pouvant pas être en relation immédiate et directe avec tous les autres habitants du globe, l’Association-universelle nè saurait résulter que d’une hiérarchie d’Associations successives, de différents degrés, et que l’Association de premier. degré a pour limites les dimensions de la sphère d’activité journalière de l’homme.
Le problème de l’Association consiste donc à découvrir un procédé qui permette de combiner sociétairement les intérêts, les travaux, les facultés des hommes destinés à respirer le même air, à exploiter le même sol, à former une Association directe dans un même noyau de population, dans un même atelier social ; puis à combiner entre eux ces premiers éléments d’après la même loi d’harmonie. Le problème consiste, en un mot, à savoir organiser, sur le principe de l’Association, les relations intérieures et extérieures de tous les groupes successifs de la population humaine.
IX e THÈSE.
De quoi dépend le salut et le bonheur du monde.
Y 1 a-t-il lieu à demander par où doit commencer la transformation? — N’est-il pas évident que les relations extérieures des agglomérations sociétaires ne sauraient s’établir qu’après la formation de ces agglomérations nouvelles, après l’organisation
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de leurs relations intérieures ? L’opération par laquelle il faut passer, de toute nécessité, pour arriver à l’Association-universelle, est celle qui consiste à associer un homme à ses voisins, à constituer l’élément alvéolaire de la société nouvelle. L’Association-universelle a son berceau dans la commune. Le noyau ou centre de premier degré remplaçant le village morcelé sera la Phalange industrielle, Association de300 à 400 familles, étendantson action sur un terrain d’une lieue carrée environ, et dans le sein de.laquelle les travaux combinés et unitairement dirigés se porteront sur l’agriculture, l’industrie manufacturière et domestique, les sciences, lesarts, l’éducation, etc., enfin sur tous les éléments de la vie sociale existants et représentés dans la Phalange.
Des. villes, noyaux de second degré, sont les centres des phalanges groupées autour d’elles. Les emplacements de tous cescentres de population sont calculés sur'les convenances générales pour la commodité des relations, et déduits des rapports topographiques des lieux.
Ces villes, noyaux de second degré, se groupent elles-mêmes en satellites autour de villes plus considérables, et ainsi de suite jusqu’à la capitale du globe, centre supérieur des relations sociales de l’Unité-sphérique.
On voit facilement que ceux qui veulent établir l’Association-universelle, sans posséder ou sans chercher d’abord la loi d’après laquelle on peut associer unhomme avec ses voisins, n’oiitpas une intelligence