CHAPITRE IIL
THfiOElB DBS TAPEURS SURCHAUFFÉES.
Définition d'une vapeur surchauffée.
§ I. — Proposition I. — Lorsqu'une vapeur quelconque sa-turée, mais sèche, se précipite d'un réservoir oii elle est tenue à la pression constante P,^ dans un autre où elle est tenue à la pression constante Pi, elle se surchaujffe toujours, et sa température, après la détente brusque, est
supérieure à celle qui répond à la pression Pi 384
5 II. — Vérification expérimentale de la Proposition L . . 387 § m. — Proposition H. — Lorsqu'une vapeur, saturée ou surchauffée, sans rendre de trai^ail externe et sans rece- 9oir ou perdre de chaleur, passe de son volume V© ou W©
ptfM
à un volume W > V« ^ Wo et tombe, par suite, de sa
pression initiale Po à une pression plus faible P, iljr a
toujours égalité entre les produits des pressions par les
volumes correspondants diminuée d'un certain volume
constant Y, pourvu que cette vapeur obéisse dans toutes
ses parties infinitésimales à une même loi d'expansion. • . SpS
Deux principes remarquables de Physique découlent de la démonstration de la Proposition II.
§ IV. — Détente brusque d'un mélange de vapeur auec un corps solide ou liquide 4^^
La loi («) ne peut être rigoureuse que pour une Tapeur dont toutes les subdivisions infinitésimales suivraient une môme loi d'expansion , quelconque d'ailleurs.
Cette loi ne peut, en thèse générale, être que très-approximative dans la réalité des choses, puisque tout corps gazeux est formé d'un volume Y invariable et d'un volume (V — Y) qui seul peut varier, suivant une même loi d'expansion.
Réflexions générales sur le théorème (m).
§ V. — Premier examen critique de la loi P ( V — ^ ) = const . 4*5
Dans les limites de température ordinaire, où le volume spécifique de la vapeur est assez grand, par rapport au volume spécifique du liquide, pour qu'on puisse poser (Y — (v) = (V — Y), il est impossible que le produit Pu ou APm décroisse avec la température. Réflexions critiques au point de vue expérimental sur toute cette question.
§ VI. — Discussion des divergences qui existent entre certaines données expérimentales dont la concordance théorique est indépendante de toute hypothèse 43o
La variabilité de c^ à laquelle on arrive quant à la vapeur d'eau n'est en aucune façon en contradiction avec les expériences de M. Regnault.
§ Vn. — Discussion concernant la capacité calorifique des.
vapeurs à pression constante 44 *
§ Vin. — Détermination expérimentale du volume spéci-
fique de quelques vapeurs 4^5
Méthode suivie. Appareil employé. Résultats numériques de ces expériences
■ tu»