‹ Exposition analytique et expérimentale de la théorie mécanique de la chaleurChapitre 47 sur 72 · PASSAGE BRUSQUE DE LA VAPEUR D'UNE PRESSION A UNE AUTRK · texte numérisé non relu

PASSAGE BRUSQUE DE LA VAPEUR D'UNE PRESSION A UNE AUTRK

Nous verrons bientôt que c'est une question de la plus haute im portance pour la théorie, de savoir quelle modification de température éprouve la vapeur losqu^elle se précipite, sous forme de jet, d^un récipient où elle est comprimée, dans un autre où elle l'est moins.

Comme question expérimentale, le problème semble aisé à résoudre, n en est peu, cependant, de plus délicats, et le lecteur serait peut-être étonné du nombre d'appareils que j'ai été obligé de construire successivement, avant d'arriver à quelque chose de concluant. Je ne décrirai que celui qui me semble le plus i Fabri de la critique.

La figure 10 donne une idée très claire de cet apparefl.

aaaa,bbbb, cccc caisses cubiques, concentriques et équidi»-

tantes, en planches de sapin de 0~\ 025 .d*épalsseur. La caisse aàa'a" di environ 0"*, 22 de cdté, intérieurement; elle est partagée

en deux par une cloison en bois d d, percée sur sou pourtour d'ouvertures nombreuses.

t;i;v'i;'v"v", tuyau en cuivre deO"\ 05 de diamètre, dont la partie v"v" pénètre à frottement à travers les parois des trois caisses^ dont la partie v' v' est entourée soigneusement de soie épaisse, et enfin dont la partie vv, en libre commonication avec une chaudière à vapeur, traverse un réchaud où l'on peut la porter à telle température voulue. La tête de v' ' v' ' est fermée par une platine percée d'une ouverture circulaire de û'"',004 de diamètre.

La vapeur, qui se précipite par o dans la partie adda, passe en a'dda' par les ouvertures de cette cloison, puis passe en bbbb par l'ouverture ce, en c c c c par l'ouverture ff, et enfin à l'air libre par l'ouverture g g,

La température de la vapeur,. avant la détente, est donnée par le thermomètre placé dans une poche pleine d'huile. Comme le rappwt de l'ouverture à la section de vvv'v'v"v" est

( A AAi I = 156 : 1 , on peut admettre que la pression dans le

tube est la même que dans la chaudière.

D'un autre côté, conmie les ouvertures ee, ff, gg^ d'une caisse à l'autre et à Taîr libre sont très grandes, la pression en a a a' a' est la même à 0*- ,002 près en plus que celle qu'indique le baromètre pour l'air externe : c'est ce que j'ai constaté directement avec un manomètre à mercure, lorsque j'avais en v v près de 5"-. Le thermomètre placé ena' dda' et préservé de tout choc direct de vapeur par d d, devait donc indiquer réellement la température de la vapeur tombant brusquement de la pression p« de la chaudière à la pression pi donnée par le baromètre.

Pour faire une expérience, la pression était tenue constapte dans la chaudière et la température maintenue à un degré voulu en v' v' ; j'attendais, pour noter celle àea' dda\ que le termomètre Ti ne variât plus, ce qui exigeait toujours au moins 1/4 d'heure. Le tableau suivant do&ue ceUes de mes eipérienees qui m'ont semblé

les plus correctes, quant à la constance des nombres ; je n*ai pas besoin d'ajouter que ces recherches, en raison de leur importance quant à la théorie de la vapeur surchauffée, devraient être étendues à des pressions de beaucoup supérieures & 5*"-.

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