‹ Exposition arrégée [!] et populaire de la philosophie et de la religion positives [microform]Chapitre 2 sur 59 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

TA pour en vfuir là , jcttuiie aiitaut qiio ja [iciix Dantï , la Vie nouvelle.

Ce livre est l'œuvre d'une foi profonde, d'ardentes convictions et d'une longue patience.

Naturellement curieux, avide même de savoir et plutôt excité qu'effrayé par les difficultés, de bonne heure j'ambitionnai de moi-même l'instruction qui m'était indiquée comme la plus haute, la plus difficile à acquérir. Les exigences de ma position , et aussi l'intérêt que m'inspiraient les études que j'entrepris alors, me firent constamment poursuivre la même direction : mais j'ai senti profondément, et non sans un amer regret, pendant tout le cours de mes études dans les écoles, que les circonstances dans lesquelles il me fallait travailler paralysaient mes efforts , tout au moins en empêchaient les meilleurs ré-

'fin FaifACE,

sultats. J'aurais alors ardemment désiré pouvoir changer mes conditions de travail , choisir mes professeurs , et

surtout mes livres d'études : rien de tout cela ne m'était possible, et le désir même de le faire m'était reproché. Je dus donc me borner à m'efforcer de tirer des circonstances qui m'étaient impoiées, 1© meilleur parti possible; et, quelque contraîr© que cela fût à ma nature, tâcher d'apprendre, bien souvent sans trop les comprendre, des détails présentés les uns à lu suite des autres, sans plan, sans vues d'ensemble, sans que leur point de départ et leur but fussent réellement compris et indiqués.

Quelques années après que j'en fus sorti , on a , dit-on, réorganisé l'École polyteclmique. Cependant je reste persuadé, comme je le croyais quand j*y étais , qu'elle était alors, bien plutôt que désorganisée, trop, beaucoup trop wganàée. Quoi qull en soit, je me trouvai, à la fin du temps régulièrement destiné à mon instruction , presque dégoûté de l'étude et d'une science qui, à moi comme à bien d'autres, ne paraissait guère être qu'une vaine accumulation de formules insignifiantes hors des écoles , et n'ayant vraiment qu'une valeur de convention. Toutefois , je consenais le désir de revenir, aussitôt que je serais en position de le faire, sur ces connaissances entassées à la hâte et pêle-mêle pour les besoins des examens, qui me semblaient être bien plutôt la surface et Papparenc^ de la science, que la science elle-même. Et j'étais aussi curieux de voir par moi-même, une fois libre d'étudier à ma manière, ce qu'était réellement la science, et si, parmi les ouvrages qui en parlent , il n'y en aurait pas qui

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