‹ Exposition coloniale de Marseille: La Tunisie et l'œuvre du protectoratChapitre 21 sur 38 · MOUVEMENT D · texte numérisé non relu

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La même progression peut être constatée dans le rendement de l'exploilation télégraphique, (,]ui était de 293.000 francs en 1888 et de 485.000 francs en 1905.

La réduction de taxe de 50 "/o dont bénéficient depuis 1897 les télégrammes échangés entre la France et la Tunisie ne provoqua, même dans l'année de la réforme, aucune rétrogradation dans ce mouvement ascendant.

En ce qui concerne les recettes de l'exploitation téléphonique, elles accusent, depuis l'application des nouveaux tarifs en 1902, une progression qui tend à se mieux marquer avec la création de nouveaux réseaux et l'accroissement du nombre des abonnés. Toute nouvelle possibilité de communiquer augmente le nombre des communications demandées par les postes préexistants. Le produit de l'exploitation téléphonique, qui était de 30.000 francs en 1894 et de 50.000 en 1900, est passé à 131 .000 francs en 1905.

On ne saurait mieux faire, pour montrer les progrès réalisés par l'Office postal, que rapprocher les résultats financier actuels des résultats des premières années. Quand l'Office postal futconstitué, ces résultats se traduisaient par un déficit de 60.000 francs qui, trois ans plus lard, en 1891,fuisaU place à un excédent de recettes. Sauf un lléchissement en 1893, dû à la modification du régime monétaire tunisien et à une mauvaise récolle, les recettes ont tou- Joui's, depuis, surpassé de plus en plus les dépenses, même apiès qu'en 1898 une charge nouvelle de 150.000 francs eût été annuellement imposée au budget de l'Office pour sa part contributive dans la subvention payée aux Compagnies concessionnaires des services postaux. Le bénéfice net de l'exploitation était de 144.000 francs en 1900 et de 178.000 francs en 1905.

Les produits annuels de l'Office postal dépassent aujourd'hui 2.000.000 de francs.

Le tableau du fonctionnement des divers oi^anismes politiques et administratifs de la Régence serait incomplet si l'on ne pouvait se rendre compte de l'ensemble des dispositions prises pour mettre le pays à l'abri d'un coup de main.

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Au point rie vue militaire, la Tunisie Tul oi-ganisée par le décret du 22 avril 1882,cr(îant un corps d'occupation formé de deux divisions, bientôt du reste ramenées à une seule. Cette division fut ellemême réduite, en 1886, à une simple brigade qui subsista jusqu'au 19 décembre 1894,iiate à laquelle Tut reconstituée la Division d'occupation. Diverses modifications sont sut'veiiues depuis cette <late dans la composition et la répartition des enecttfs, par suite du renforcement des unités et de l'établissement d'ouvrages fixes de dé-

Le Général commandant la Division d'occupation est placé sous les ordres du Résident Général, dépositaire des pouvoirs du (îoiivernement de la République, mais il correspond directement avec le Ministre de la Guerre et il reste soumis à rinspoclion du clief du xixe corps d'armée. Les troupes sont divisées en trois briyadcs ayutit leur siège à Tunis et à Sousse, comprenant, comme éléments diiifanterie, le 4^ zouaves, le ^- tirailleurs, une partie des ellectifs du G"-,

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trois bataillons d'iiifanlerie légère d'Afrique, une compagnie de discipline. La cavalerie est représentée par le 4" chasseurs d'Afrique et le i*= spahis. Chaque brigade est commandée par un général. A ces diverses unités sont adjointes des troupes d'artillerie et du yénie.

Les postes et garnisons sont disséminés le long des frontières terrestres ou maritime. Toute la zone saharienne et tripolitaine est placée du reste, au point de vue administratif, entre les mains des autorités militaires qui ont la charge des caldats des Ouerghamma, des Matmataet du Nefzaoua.Le commandement militaire deGabès et de Médenine centralise tous les services de troupes nécessaires à ta surveillance des régions du sud. Les ports de Sousse et de Sfax sont aussi pourvus d'une assez forte garnison ; on a même étahli dans cette dernière ville une défense mobile qui comprend un groupe de torpilleurs. C'est cependant dans la région nord que les autorités militaires ont concentré lus moyens de défense, barrant la presqu'île du Cap-Bon par le camp de Sidi-Mançour, où séjourne en permanence un bataillon d'infanterie légère relié à la garnison de Tunis par le poste d'Hammam-Lif. Quelques batteries protègent aussi le golfe de Cartbage.

La route du nord-ouest est sous la proteclion du camp retranché de Uizerte. Cette ville est défendue par une couronne de batteries d'artillerie d'un modèle très récent et par des forts détachés, aux besoins desquels pourvoit une garnison d'environ 5.000 hommes, sous les ordres d'un général commandant la place. Ouverte à la grande navigation par le creusement d'un canal mettant en communication le lac et la mer, Bîzerte devient un port de guerre de premier ordre. La Marine militaire y est représentée par un contreamiral ayant sous sesordres une flottille <ravisos,contre-toipilleurs, torpilleurs et sous-marins. La Tunisie est donc à l'abri de toute surprise.

Les divers corps concourant à la formation de la Division d'occupation se recrutent : \° avec des militaires venus de France, 2" parmi les Français établis en Tunisie, 3o avec des indigènes tunisiens désignés par le sort et astreints à deux ans de service. Cette dernière partie du contingent est affectée au ¥ régiment de tirailleurs, au 4«

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régiment de spahis, à la garde beyiicale, plus connue sous le nom d'armée tunisienne, et enfin à la Division navale.

Une mission militaire française, aux ordres d'un commandant d'artillerie, assure la direction et l'administration des troupes beylicales, qui comprennent un bataillon d'inTanterie, trois sections d'artilleiie, une peloton de cavalerie et une musique. Le tout forme une troupe de 600 hommes organisés sur le modèle de l'armée française et commandés par trente-deux officiers tunisiens. En cas guerre la garde beyiicale prendrait place auprès des régiments du de corps d'occupation, formant un appoint qui ne serait pas à dédaigner, car le soldat indigène est discipliné et très endurant à la fatigue.

En tenant compte de l'armée tunisienne, l'ensemble des forces actuellement présentes sur le territoire de la Régence s'élève à environ 15.000 hommes, qui sufliscnt à tous les besoins de la défense.

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