‹ Exposition d'œuvres de RembrandtChapitre 28 sur 206 · La grande descente de croix · texte numérisé non relu

La grande descente de croix

B. 81 ; G. 84; Cl. 83; W. 84; Bl. 56; M. 186-187; Dut. 88.

Signé : Rembrandt f. 1637.

a. 1er État, d’après Bartsch. — « Le sujet, dit Bartsch, n’y est que très fai-

blement exprimé, l’eaù-forte ayant tout à fait manqué ; elle est généralement sale et grise et montre les traces du vernis écrasé. »

D’après Bartsch, Rembrandt aurait .regravé la même planche sur le 1er État manqué, mais Wilson a fait remarquer que la planche du 2e État avait 3/10 de pouce anglais (0m0075) de plus en hauteur et 2/10 (0,m0050) de plus en largeur que la planche du 1er Etat, et que Rembrandt a dû graver deux cuivres.

L’épreuve entière de cette planche manquée ne se trouve qu’à Amsterdam, au British Muséum, et au cabinet des Estampes de Paris.

b. — 3e État (Épreuve de la 2e planche). Les deux hommes qui reçoivent le corps du Christ ont les jambes entièrement couvertes de contre-tailles, tandis que dans l’état précédent (le 1er en réalité) les mollets de l’un et la jambière de l’autre sont ombrés par une seule taille.

« Des différentes copies faites pour Rembrandt en 1633, l’année féconde en copies, cette planche (dit M. Seymour-H aden) est à la fois la plus habile et celle qui est le plus clairement une copie. La preuve s’en trouve non seulement dans le caractère même de la planche, mais encore dans un fait plus matériel. En effet il y a deux planches de dimensions presque semblables, mais différentes absolument au point de vue de l’exécution et du mérite. La première est finement et délicatement gravée et selon toutes les apparences de la main du maître. Le travail est magistral et paraît original, c'est-à-dire que chaque ligne atteint le but et que dans l’ensemble elle a été exécutée con a more. »

M. Seymour-Haden prend comme point de comparaison la tapisserie étendue au premier plan, l’échelle et les échelons, le dessin de la jambe droite de 1 homme agenouillé : « si l’on n’aperçoit pas immédiatement que la différence du travail dans « les deux planches indique qu’elles ne sont pas 1 œuvre de la même main, tout ce « que nous pourrions dire ne rendrait p^s cette différence apparente ». Pour lui, la première planche est l’œuvre du maître, la deuxième est celle d un élève et l’élève est Lievens.

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