‹ Exposition d'œuvres de RembrandtChapitre 40 sur 206 · Jupiter et Antiope · texte numérisé non relu

Jupiter et Antiope

B. 203; G. 195 ; Cl. 200 ; W. 200 ; Bl. 167 ; M. 301 ; Dut. 200.

Signé : Rembrandt f. 1659.

Cette estampe a été retouchée et augmentée d’une inscription de trois lignes dans un 2e État qu’on voit à la Bibliothèque de Vienne et qui, dit M. von Seidlitz, n’est plus de Rembrandt.

MM. Middleton, Hofstede de Groot et von Seidlitz ont signalé les analogies qu’il y a entre l’Antiope de Rembrandt et celle de Corrège conservée au Musée du Louvre. La figure de l'Antiope de Rembrandt est, en contre-partie, identique à à celle de Corrège, sauf la tête, qui est inspirée, ainsi que la figure de Jupiter, d’une estampe d’Annibal Carrache cataloguée par Bartsch sous le n° 17.

111. — Femme nue dormant, pièce dite aussi : Jupiter et Danaé, ou

Jupiter et Sémélé.

B. 204; G. 196; Cl. 201 ; W. 201 ; Bl. 168; M. 259; Dut. 201.

Signé : R. H.

Vers 1631 .

2e État.

Il n’y a en réalité que deux états de cette pièce :

1° Les genoux de la femme sont visibles ;

2° Ils sont recouverts par une draperie qui remonte jusqu’à mi-cuisse.

L’épreuve unique du cabinet de Paris, décrite comme un 1er État par Ch. Blanc, comme un 2e État par Rovinski, a induit en erreur les auteurs des différents catalogues. Cette épreuve, achetée en 1784 au peintre Peters, est un « truquage » fort bien fait, mais visible : le monogramme de Rembrandt a été gratté; la draperie qui recouvrait les genoux de la femme a été grattée également et les genoux redessinés à la pointe du pinceau avec de l’encre de Chine.

Le raccord entre cette partie et la draperie est fort bien fait.

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