‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 331 sur 961 · Que suit -il de ce mode d'existence · texte numérisé non relu

Que suit -il de ce mode d'existence

Il s'ensuit : 1° que Notre -Seigneur Jésus-Christ ne peut pas naturellement dans l'eucharistie exercer les opérations de la vie sensitive, qui exigent l'étendue externe, mais seulement les opérations de l'intelligence et de la volonté; 2^ qu'il ne peut se mouvoir qu'autant qu'on change de place les accidents; 3° qu'il ne peut rien souffrir des agents externes : ni la chaleur, ni le froid, etc.; 4*» qu'il ne peut être perçu ni par les sens, ni par l'intelligence

* Concile de Trente, Sesa. XIII, oan. 4.

238 m l^^ PaÉSENCE RÉELLE

himiainey dont les opérations naturelles supposent des données

sensibles.

60. Jésus -Christ étant dau-s le ciel, ne répngne-t-il pas qu'il soit en même temps présent sous les saintes cspèe^is?

« Il ne répugne nullement, dit le concile de Trente, que Notre- Seigneur soit toujours assis dans le ciel à la droite de son l^ère, suivant son mode naturel d'existence, et que néanmoins il soit sacramentellement présent pour nous, par sa substance, en beaucoup d'autres lieux, suivant un mode d'existence que nous pouvons à peine expliquer par des paroles, quoique l'intelligence, éclairée par la foi, puisse arriver à concevoir que cela est possible à Dieu, et que nous devons le croire avec une entière assurance ^ »

Des espèces qui restent dans Teucharistie.

61. Les espèces eucharistiques sont -elles quelque chose de m;]?

Les espèces ou apparences eucharistiques, c est-à-dire ce qu'on touche, ce qu'on voit, ce qu'on goûte, après la consécration, sont de véritables réalités accidentelles, et non des impressions produites miraculeusement dans les sens par Dieu ou par le corps de Notre-Seigneur.

C'est la doctrine des Pères de l'Église et de tous les grands théologiens.

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