En quoi consistent les dispositions de convenance
Elles consistent : 1^ Dans l'exemption de ces attaches et de ces affections déréglées qui, sans donner la mort à l'âme, la tiennent néanmoins dans un état de langueur et d'infirmité.
2® Dans la faim et la soif de l'âme pour recevoir Notre-Seigneur, et dans les sentiments qui accompagnent cette faim et cette soit spirituelles.
129. Quels sont ceux qui vivent dans l*état de langueur et d'in6rmité?
Ce sont ceux qui ne voudraient pas perdre la grâce de Dieu par un péché mortel, mais qui, peu touchés de leurs fautes vénielles,
» U y a lieu toutefois de remarquer ici qu'il n'en est pas de la nourriture de Fàme, comme de celle du corps, qui peut être préjudiciable à ceux qui sont indis^ posés, c La raison de cette différence , dit Suarez, est que la nourriture corporelle, devant être changée en la substance de Tétre qui la prend, exige l'action de celui-ci, tandis que Teucharistie changeant en elle -môme celui qui la reçoit, ne demande autre chose en lui que la vie ou l'état de grâce. » Notre-Seigneur disait à saint Augustin : « Vous ne me changerez point en vous , mais c'est vous qui tous changerez en moi. »
* I Pierre, nr, 8.
ne font rien ou presque rien, soit pour les prévenir par la vigilance et la prière, soit pour les réparer par la contrition et la pénitence.
130. Que faut- il faire pour éviter de tomber dans cet état de langueur?
Il faut n'avoir point d'attache volontaire aux péchés véniels, et s'humilier devant Dieu de ceux que Ton commet par surprise et inadvertance.
« Si je savais qu'il y eût dans mon cœur une seule fibre qui ne vibrât point pour Dieu , je ^arracherais sur-le-champ. » (S. François de Sales.)