ERREURS DES NOVATEURS DU SEIZIÈME SIÈCLE
à Tordre de la nature, croyaient que la liberté humaine a presque autant de puissance dans le premier de ces états que dans le second. A leurs yeux, le péché originel n'avait pas tellement dépravé la nature humaine, que Thomme déchu et malade ne pût de lui-même au moins désirer, vouloir et demander la santé.
De là ils concluaient que Thomme peut avoir par lui-même le commencement de la foi, et qu'il peut persévérer dans la foi jusqu'à la fin; qu'étant ainsi arrivé à la foi par ses propres forces, il demande à Dieu et obtient, soit l'augmentation de la foi, soit les œuvres du salut; qu'il n'y a pas de prédestination à la grâce. C'était renverser, sinon complètement comme dans le pêlagianisme, du moins en partie, l'ordre surnaturel.