‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 45 sur 961 · Par qui fut condamné le semi - pélagianisme · texte numérisé non relu

Par qui fut condamné le semi - pélagianisme

Le semi -pélagianisme, combattu par saint Augustin, saint Prosper, saint Gésaire et saint Fulgence, fut condamné par le pape saint Célestin I^^' et par le second concile d'Orange *, dont les décisions furent approuvées par le pape Boniface II.

Erreurs des novateurs du seiiiôme siècle.

80. Quelles furent sur la grâce les erreurs des novateurs du seizième siècle ? Les novateurs du seizième siècle % donnant dans un excès

opposé à celui des pélagiens et des semi-pélagiens , enseignèrent : !•* que l'homme par ses propres forces ne peut accomplir aucune bonne œuvre; 2*» que toutes ses actions, faites non seulement sans le secours spécial de la grâce, mais même sans la foi justifiante, sont autant de péchés; 3» qu'il est forcé d'agir par la grâce, de telle sorte qu'il ne peut y résister.

W. Quel était le principe de ces erreurs?

C'était encore une fausse notion de l'ordre surnaturel.

Pour les novateurs, la justice originelle et les privilèges qui l'accompagnaient n'étaient pas des dons surajoutés à la nature humaine, mais constituaient une partie essentielle de cette nature. De là ils concluaient que le péché originel a vicié fondamentalement la nature de l'âme, lui a enlevé le libre arbitre et l'a rendue radicalement impuissante à connaître et à vouloir les choses

» Les principaux furent Martin Luther, d'Eisleben, en Saxe (1483-1546), et Jean Calvin, de Noyon (1509-1564). — Il y a lieu de noter que les novateurs du seizième siècle, que Ton a représentés comme les émancipateurs de Thumanité, (tirent en réalité, aussi bien doctrinalemenl qu'en pratique, les pires ennemis de la liberté.

* Voir p. 12, no 15.

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