‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 448 sur 961 · LE SCEAU DE LA CONFESSION · texte numérisé non relu

LE SCEAU DE LA CONFESSION

cas, serait-ce pour sauver sa propre vie et pour éviter les plus grands maux à la société civile ou aux âmes.

Au reste, Dieu veille sur le secret de la confession qu'il a instituée, et l'histoire nous fournit, à ce sujet, les preuves les plus frappantes de sa providence.

76. Pourquoi dit- on : sans le consentement eiprès du pénitent?

Parce que l'obligation du secret étant établie en faveur du pénitent, celui-ci peut céder de son droit et autoriser le confesseur à révéler sa confession, mais non toutefois le péché d'un complice.

L'autorisation qu'accorderait le pénitent doit avoir les trois conditions suivantes. Elle doit être: l*" expresse, et non pas simplement implicite ou présumée ; 2« entièrement volontaire et spontanée ; 3^ fondée sur un motif raisonnable et conforme aux propres intérêts du pénitent.

Le prêtre gui serait ainsi autorisé devrait agir de telle sorte qu'il n'y eût point de scandale et qu'il ne donnât pas lieu de croire qu'il a violé le sceau de la confession.

77. Le prêtre peut -il répondre en justice sur ce qu'il sait par la confession? Non; et s'il est interrogé, il doit simplement déclarer au juge,

même avec serment, s'il en est besoin, qu'il ne sait rien de ce qu'on lui demande; car ce qu'il sait par la confession, il ne le sait pas comme homme, mais bien comme représentant de Dieu, et à ce titre il n'est point soumis à la juridiction du juge.

78. Le prêtre est -il lié par le sceau de la confession à Tégard de celui qui vient au confessionnal pour le tromper, se moquer de lui ou lui extorquer de Targent?

Non, parce qu'il n'y a pas alors confession sacramentelle.

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