Où Turent condamnées ces erreurs
Au concile de Trente (1545-150:^).
Erreurs des btlanittes «i des jansénistes.
83. Quelles étaient sur la grâce les erreurs des baïanistes et ^es japsénjs^es ? Les haïanistes » et les jansénistes ^ présentaient sous une w\re
forme les erreurs même de Luther et de Calvin.
Ils enseignaient : l^" que l'homme déchu ne peut, sans le secours de la grâce, accomplir aucune bonne œuvre morale ni surmonter aucune tentation même légère; 2<^ que la première grâce que Dieu confère à l'homme est celle de la foi , et qu'il n'en donne auparavant aucune autre ; 3^ que, par conséquent, toutes les œuvres des infidèles sont autant de péchés et de viqes proprement dits, qui méritent la damnation éternelle; i^ que la foi est inséparable de la charité ou justification, et que par suite les hommes non justifiés pèchent dans toutes leurs œuvres , d'où ils concluaient que les désirs, les efforts, les prières mêmes, par lesquels les pécheurs cherchent à obtenir oi^ à recouvrer la justification dans une conversion sincère, sont autant de péchés mortels; 5® que l'homme déchu agit nécessairement sous l'influence de la délectation terrestre ou de la délectation céleste, c'est-à-dire de la concupiscence ou de la grâce; que dans le premier cas il fait nécessairement le mal , et dans le second nécessairement le bien, sans cesser pour cela de mériter ou de démériter.