‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 491 sur 961 · CONVENANCE ET UTILITÉ DE LA CONFESSION · texte numérisé non relu

CONVENANCE ET UTILITÉ DE LA CONFESSION

2^ Une source de lumière, soit par la connaissance qu'elle nous oblige de prendre de nous-mêmes dans Texaraen de conscience, soit par la direction que nous donne le confesseur.

L'homme ne craint rien tant que de se connaître. S'il lui arrive quelquefois de s'interroger, ce n'est que dans des moments rapides, et d'une manière superficielle. Rarement il s'applique les vérités qu'il lit ou qu'il entend ; elles ne font impression sur lui que lorsqu'on les lui dit à lui-même, et qu'on les proportionne à ses dispositions et à ses besoins. Quand donc Jésus -Christ et l'Église ne nous feraient pas un précepte de la confession, tout chrétien qui voudrait travailler efficacement à son salut ne pourrait guère se dispenser de chercher un conseiller sage et fidèle, pour apprendre à bien connaître dé lui l'état de son âme.

3» Un préservatif contre le péché et un moyen d'avancer dans la vertu. Elle est un préservatif, car elle nous porte à fuir le péché à cause de la honte qu'il y a à l'avouer»; un moyen d'avancement, car elle nous fait travailler sans relâche à la correction de nos vices et à la répression de nos défauts, et, par suite, à la pratique des vertus que nous devons acquérir.

« C'est une impiété de nommer la confession la gêne et la torture des consciences... Il est vrai que, par la honte qu'il y a à découvrir ses péchés, elle pourrait paraître un joug pesant , s'il n'était rendu léger par les grands avantages et les consolations que reçoivent, par l'absolution, ceux qui s'approchent dignement de ce sacrement*. y>

Page 1