La confession convient -elle à la nature de Thomme
Oui, car : i^ Elle satisfait ce besoin de confidence que Thomme éprouve au milieu de ses faiblesses et de ses misères.
Or le confesseur, tel que Jésus- Christ Fa établi, est Thomme qui réunit en sa personne toutes les qualités que notre cœur réclame d'un confident accompli : dévouement, désintéressement, discrétion absolue.
« Qu'y a-t-il de plus naturel à Thomme que ce mouvement d*un cœur qui se penche vers un autre pour y verser son secret? » (Bossuet.)
2^ Elle satisfait ce besoin qu'éprouve le coupable, déchiré par le remords, de faire l'aveu de son crime, afin d'obtenir par cet aveu le soulagement, l'indulgence et le pardon. Il souffre, il s'agite, tant qu'il n'a pas rejeté ce poids qui l'opprime. Or la confession secrète lui offre le moyen le plus facile de calmer son inquiétude.
« Qui n'a tourné des regards d'envie vers le tribunal de la pénitence ? dit un protestante Qui n'a souhaité, dans l'amertume du remords, dans l'incertitude du pardon divin , entendre une bouche qui pût lui dire , avec la puissance du Glirist '.Allez en paix, vos péchés vous sont pardonnes? »
3» Elle satisfait ce sentiment de justice qui nous porte à exiger du coupable l'humble et volontaire aveu de ses fautes. Soit dans la famille à l'égard des enfants, soit dans la société à l'égard des criminels, le père ou le juge, bien que déjà convaincus, interrogent le délinquant, le pressent d'avouer son méfait, afin de trouver dans cet aveu un commencement d'expiation. C'est ce qui portait Platon à conseiller de « s'accuser soi-même... dès qu'on a commis quelque injustice ; de ne point tenir le crime secret, mais de l'exposer au grand jour, afin qu'il soit puni et réparé. » Or la confession sacramentelle répond d'une manière admirable à ce sentiment de justice que l'homme porte au fond du cœur.