Qa*est-ce que rindulgence plénière in articule mortis
C'est rindulgence plénière que l'Église accorde aux malades qui sont sur le point de mourir.
237. Par qui peut-être gagnée Tindulgence plénière à Tarticle de la mort? io Par celui qui, en ces derniers moments, a près de lui * un
crucifix, un chapelet, une médaille ou une autre image sainte à laquelle est attaché, par la bénédiction apostolique, le privilège de cette indulgence.
2*> Par celui qui est membre d'un ordre ou d'un institut religieux, ou de certaines confréries auxquelles le même privilège a été accordé, comme la confrérie du Scapulaire, celle du saint Rosaire, etc.
3<> Par celui qui, pendant sa vie, a récité fréquemment certaines prières, par exemple, les actes de foi, d'espérance, de charité; ou pratiqué certaines œuvres déterminées.
4* Par celui qui a directement obtenu ce privilège du souverain pontife.
5"^ Par celui à qui cette indulgence est appliquée, au moyen d'un crucifix spécialement bénit à cette fin.
6» Par celui qui reçoit la bénédiction du souverain pontife, ou d'un évèque , ou d'un prêtre qui a obtenu la faculté de donner cette indulgence.
238. L'indulgence de l'article de la mort requiert -elle la présence ou le ministère du prêtre ?
Non, à moins qu'elle ne doive être appliquée par le prêtre en vertu du pouvoir qu'il tient par délégation de l'évoque ou du Pape.
239. Quelles sont les dispositions ordinairement requises du côté du mourant pour gagner Tindulgence plénière ?
Il faut qu'il reçoive les sacrements, ou, s'il ne le peut, qu'il soit au moins contrit; qu'il invoque de cœur, s'il ne le peut de bouche, le saint nom de Jésus; qu'il accepte la mort avec soumission à la volonté de Dieu et en expiation de ses péchés.
<^ U n^est pas nécessaire d'avoir sur soi ou de tenir à la main ces objets pieux ; il suffit que le malade les ait présents dans sa chambre ou près de son lit.
9S6 LES ACTES DCr PÊRITEXT. — TIUIT» HISTORIQUES
240. Peut-on gagner plusieurs indulgences plénières à Farticle de la mort?
L'indulgence plénièra à L'article de- la mort n'étant appliquée qu'au moment môme de la mort, on ne peut en gagner plusieurs. Rien n'empêche cependant d'en recevoir l'application à plusieurs titres différeritsf : par e^témpte, on aryjftfrt un crudfl*, ait itocr médaille, 0^ un chapelet béniâ à- œt eSet} e» \à Hte^àOt éTan prêtre muni de pouvoirs spéciaux; enfin êff faciâor» de»dîve^â4» œuvres de piété qu'on a pratiquées fréquemment pendant sa vie, ou des diverses confréries auxquelles on a été agrégé. On pourra ainsi gagner plus sûrement et plus complètement l'indulgence, et l'on profitera des grâces attachées à ces pratiques ou prières.
TRAITS HISTORIQUES
Contrition. — Contrition du pubrlicain de TËvan^ile. (Luc,,xviii, 13.)
— Repentir sincère de la pécheresse de l'Évangile. (Luc, vu, 37-50.) — Dbtdctfr de èaïîrff Plétrè^ ctpi-êfe àbâ reniement. (Luc, ^xir, 61-62:)
Ferme propos. — Le roi Achab et le roi Joram portent des marques' e^téintwre&ào p&tfîtenciB, ssfn^ étfe^ Vraiment piinilîcntà. (ÎII Roîs, ixi, ^7; IV Rois , VI , 30.) — L'apôtre- saftxf Mattbred , appelé par Jêmft-GhrféC, qtfittésur-le-champ ses anciennes occupation» pour le suivra. (Matth,,- ix,'9.) — Les Épliésiens convertis jettent au feu leurs mauvais Irvres. (A.ctes, xix» 19.)
Confession. — Le bon larron confesse ses crimes et rendit 1» fràtn^ÊiS du ciel. (Luc, xxiii, 40-42.) — Ananie et Saphire sont frappes de moct, parce qu'ils n'ont pas été sincères dans leur déclaration. (Actes, v, i-10.)
— Pratique de la confession pendant les temps apostoliques. (Actes, xix, 18; Jacq., v, 16:)
Satisfaction. — Les trois fléaux satisfactoires proposés au choix de David repentant. (II Rois, xxiv, 10-13.) — Satisfaction de Zachée. (Luc, XIX, 8'.)
Indulgences. — Saint Paul fait grâce à un pécheur public d'une partie dé là pénitence à laquelle il avait été condamné. (lï Cor., ii, 7-10'.)
LÉ» AGTis DU PtmrÈm. — résumé 387
RÉSUMÉ
t. ÎA édmrttitrtt. — Sa àâtriré*. -^ lif <rd^«'ifrJ4 éàt K doiïléur iiilénéure et là (Jëtéétatidïl dti pêthé commis , dvcc le propos* dé né plus pécher £ ravéuir.
Sa nécessité. — La contrition est absolument nécessaire, de nécessité de moyen et de nécessité de précepte divin, pour la rémission des péchés mortels. Elle est nécessaire de préîcéptér écdésfastlcfûé en Ce (^l regarde la confession annuelle. Le plrécepte de M contrition oblij;ér : l* à Tarticle de la mort ; ^ lorsqu'on est êti dtafde péchô marte! et qu'on' doîf accomplir un acte qui exigé l'état de grârcs; iP lôrsqu^on est tenu de feiire un^ acte d'atnour dé Bieu ; 4^ quand on a besoin , comme dans les tentafionsT Violentes', de grâces particulières qu'il serait téméraire «repérer avec rattachement atf péché. -^ I! est nécessaire d'avoir la Contrition, ovr atctaellement ôit vnrtUeHemènt, pendant qa*on reçoit l'absolution.
Ses. qualités.;— La contrition doit être : 1® intérieure, c'est-à-dire être une douleur du cœur; 2o swmalurelle, c'est-à-dire être excitée en nous par un mouvement de l'Esprit-Siiint et par des motifs que fournit la foi ; 3^ souveraine, c'està - dire être apprécia tivement la plus grande de toutes lés douleurs ; ¥ iMiverselle, c'esi-à-dire s'étendre au moins à tous les péchés mortels, sans aucune exception ni* réserve.
le bon propos. — Le bon propos est la volonté sincère de ne plus pécher â l'avenir. Il doit être ferme , universel et efficace.
DIfféréftftes i&tiéi dé ootftrîtiotf. — il y a deur sortes cfë contritîtfri : fei contrition parfaite et la contrition imparfaite.
La: contrition parfaite Cst la douleur d'avoir oïfèil^é Dieu , parte quMl ekt irifmi- Bftçnt bon et infiniment aimable, et que le péché lui déplaît. 11 suffit, pour que ISt cdntritîon soit parfaite, qu'elle ait pour motif Tamour dé Dieu pour iùî-méme. ^=- Elle a pour effet d'effacer le péché, môme avant Tabsolulion, pourvu qu'on ait lé désir aru moins implicite de se confesser. — Elle est nécessaire de nécessité de moyen pour tous les pécheurs . qui ne' peuvent recevoir le bâplémé ou là pénitence. -^ H" n'est point diflîcile' d'rfv'oir la contrition parfaite, pa'rce qu^'on peut Fespéfer de la bonté dé Dieu, et que leâ motifs' qui la produisent sont faciles k conc^v'oir.
ta-èôfttrition ifnparfcdté, ou attrîlîort; ôst la douleur d'avoir offensfé Dietf, oôn^^ ordinairement par la^ considération de la laideur du péché" ou par fd crainte de Tenfcr et des peines. — Elle dispose le pécheur à recevoir la grâce' de Ôied dans le sacrement de pénitence; mais elle ne produit pas la justificiatlon par elle-même, parce que l'amdUr qu'elle reulerme n'unit pas suffisamment le pécheur à Dieu. — La contrition parfaite et la contrition imparfaite se ressemblent en ce- qu'èHer sont toutes les deux une douleur d'aVoir offensé Dieu et «lu'ettes oAt les- qualités que doit aVôhr tâf VStitScblé contrition; elles différent entre eiie» par léifr^mûtxfe et pair leursr effé^.
II. La confession. — Sa nature. — La confession est l'accusation de ses péchés, laite à un prêtre approuvé, pour en recevoir l'absolution. Elle est d'institviiionjiivttté, ainsi cpi& f étadxHsscnt Kéusn^rmiÀsntd^ l^Église', l-Éen^ifè^ sfiojHe 4Êt la ïradjition.