‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 540 sur 961 · LES ACTES DU PÉNITENT. -— RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

LES ACTES DU PÉNITENT. -— RÉSUMÉ

Sa convenance. — La confession convient à la nature de Thomme, car elle satisfait ce besoin de confidence que Thomme éprouve au milieu de ses faiblesses et de ses misères.— La confession est très uiUe : i° k Yindividu, pour qui elle est un moyen d*expier Torgueil , racine de tout mal , une source de lumières, en même temps qu^un préservatif contre le péché et un moyen efficace d'avancer dans la vertu ; 2<> à la famille, à cause de Tinfluence moralisatrice qu'elle exerce sur chacun de ses membres; 3<> à la société, par le mal qu'elle prévient on qu'elle fait cesser, et par les vertus qu'elle fait pratiquer aux individus et aux familles.

Son obligation. — La confession est obligatoire, soit de précepte divin, soit de précepte ecclésiastique. — Le précepte divin de la confession oblige par luimême : Ic' à l'article de la mort; ^ en péril de mort. 11 oblige par accident : lo lorsqu'on doit recevoir la sainte eucharistie ; 2^ quand on doit recevoir les autres sacrements des vivants, à moins que l'on ne soit moralement certain d'avoir la contrition parfaite ; 3» quand la confession est un moyen nécessaire pour surmonter une grave tentation; 4« lorsque, sans confession, on devrait rester longtemps en étal de péché mortel; 5» quand, n'ayant que Tattrition, on doit administrer un sacrement. — Le précepte ecclésiastique oblige au moins une fois l'an.

Ses qualités. — La confession doit être humble, sincère, simple, prudente et entière. La confession est humble, lorsqu'on déclare ses péchés avec une grande confusion d'avoir oiTensé Dieu ; elle est sincère, lorsqu'on accuse ses péchés tels qu'on les connaît, sans les augmenter, ni les diminuer, ni les excuser; elle est simple, lorsqu'on accuse ses péchés sans y mêler des détails inutiles et sans employer des détours ; elle est prudente, quand on ne découvre rien des péchés d 'autrui sans une véritable nécessité ; elle est entière, ou intègre, quand on ne tait rien de ce qu'on y doit rigoureusement déclarer.

On distingue Tintégrité matérielle, ou celle qui consiste dans l'accusation de tous les péchés mortels commis depuis le baptême et non encore confessés; et l'intégrité formelle, ou celle qui consiste dans l'accusation des seuls péchés mortels que présentement le pénitent peut et doit confesser. L'intégrité formelle, toujours possible, est seule requise. — Quoique l'accusation des péchés véniels soit bonne et utile, elle n'est pas nécessaire à l'intégrité de la confession. — Il y a obligation de confesser l'espèce des péchés mortels, les circonstances qui changent l'espèce, aussi bien que le nombre des péchés. Omettre volontairement un péché mortel en confession, c'est commettre un péché très grave, qui rend la confession nulle et sacrilège. -> La confession doit être vocale ; toutefois la confession par écrit peut être permise en certains cas et moyennant certaines conditions.

L'oubli naturel involontaire, l'ignorance invincible, un grave dommage, l'impuissance physique ou morale, sont des causes qui excusent de l'intégrité matérielle de la confession.

On peut être moralement certain que la confession est suffisamment intègre, lorsqu'on a demandé les lumières de l'Esprit -Saint et qu'on a examiné sa conscience avec soin. — Il faut apporter à cet examen la même attention qu'on apporte à toute affaire sérieuse; on doit éviter, en le faisant, la contention d'esprit aussi bien qu'une excessive minutie.

Revalidation. ~ n y a obligation de rendre une confession que Ton sait être nulle. — La confeesion peut être nulle, soit du côté du confesseur, soit du côté

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