LES ACTES DU PÉNITENT. — RÉSUMÉ
du pénitent. Une confession nulle devient sacrilège, lorsque le pénitent est conscient de sa mauvaise disposition.
DiiTërentes sortes de confessions. — Relativement à la fréquence, on distingue : la confession annuelle, la confession faite aux principales fêtes et la confession fréquente. Relativement à la réitération , on distingue : la confession ordinaire, dans laquelle on n*accuse que les péchés commis depuis la dernière absolution; et la confession générale, qui est la répétition de plusieurs confessions. La confession générale est complète si on répète toutes les confessions de la vie, ou partielle si on ne répète que les confessions faites depuis une époque déterminée. — La confession générale est nécessaire toutes les fois qu'on est moralement certain que les confessions précédentes ont été nulles ou sacrilèges ; elle est utile aux principales époques de la vie chrétienne , ou quand un pénitent non scrupuleux doute.de la validité de ses confessions, ou bien lorsqu'il doit en retirer un grand profit spirituel.
Pratique. — Pour bien se confesser, on doit d*abord S'y préparer en examinant sa conscience et en s'excitant à la contrition. On se présente ensuite au prêtre, on accuse ses péchés avec humilité et sincérité, on écoute docilement les avis donnés, et on produit un acte de contrition pendant que le prêtre prononce la formule d'absolution. Après la confession, il faut remercier Dieu et renouveler ses bonnes résolutions.
III. L«a satisfaction. — Sa nature. — La satisfaction est la réparation de Tinjure faite à Dieu , et du tort fait au prochain. 11 reste le plus souvent à nos péchés pardonnes une peine temporelle , à laquelle il faut satisfaire en cette vie ou en l'autre. — Les œuvres satisfactoires doivent être expiatoires et médicinales, c'est-à-dire propres à faire expier les péchés passés et à préserver des péchés à venir. On peut les ramener à trois qui renferment toutes les autres : la prière, le jeûne et l'aumône.
Ses différentes espèces. — On distingue deux sortes de satisfactions : la satisfaction sacramentelle et la satisfaction extra-sacramentelle.
La satisfaction sacramentelle est l'acceptation volontaire et l'accomplissement df la pénitence imposée par le confesseur, pour réparer l'injure faite à Dieu par le péché et expier la peine temporelle que le péché a méritée. — Il y a obligation pour le confesseur d'imposer une pénitence, et pour le pénitent, de l'accepter et de l'accomplir. Il faut accomplir la pénitence exactement, telle qu'elle a été prescrite ; promptement , dès qu'on le peut commodément , si l'époque n'a pas ôté marquée; pieusement, avec tout le soin qu'on doit apporter à un acte religieux. — La pénitence sacramentelle peut, pour un juste motif, être commuée en confession, ou parle même confesseur, ou par un autre prêtre approuvé.
T^ satisfaction extra- sacramentelle est celle qu'on fait à Dieu, en dehors du sacrement de pénitence. Les œuvres de satisfaction extra-sacramentelle comprennent toutes les pénitences que nous nous imposons volontairement, et toutes les peines involontaires que nous offrons à Dieu , en réparation de nos péchés. Pour que nos œuvres satisfactoires soient agréées de Dieu , il faut que nous les fassions en état de grâce et en esprit de pénitence. — La satisfaction peut encore se faire, soit par les suffrages, c'est-à-dire par les œuvres des fidèles qui cèdent à d'autres ce que ces œuvres ont de satisfactoire, soit par les indulgences que rÉglise accorde.
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Les suffrages. — Oa entend par suffrage Tacte par lequel on vient en aide à quelqu'un, soit en priant pour lui, soit en payant à sa fUace la dette du péché par la transmission qu on lui lait de ses propres satisfactions. La communion de suirj^ages existe entre les Odëles qui virent sur la ferre, car ils peuvent prier et satisfaire les uns pour les autres; ei4e existe entre les vivants et les morts, puisque les ânios des défunts morts en état de grâce prient pour les vivants, et que les suffrages des vivants peuvent leur ôtre appliqués. — Comme œuvre mériioire, le suffrage sert pour la vie éternelle à celui qui Toffre ; comme œuvre salUfacloire , il ne sert point à celui qui Toffrc quand il l'applique à un autre. — J^'S coudilions requises pour Tapplication des suffrages sont : i^ du côté de celui qui les offre : qu'il ait rintcntiou de les appliquer, qu'il agis.<«e ou souffre volontairement et qu'il soit en état de grûce; 2° du côté de ceux pour qui les suffrages sont offerts : qu'ils soient sur la terre ou en purgatoire, qu'ils soient en état de grâce, et que la £iute pour laquelle la satisfaction est offerte soit remise.
J^ef indulffdnces. — V indulgence est la remise de ]4 peine tempoi^Uj? àuo aux péchés actuels, déjà pardonnes, que fait liors du tribunal de la péflitçnct' Iç mij^ijstre légitime, par l'application du trésor de r£glise.
f)ii distingue : 1° l'indulgence plénièrç ^t l'indulgence pf^r^ielle, ^iij^'^ qu^ I41 remise de la peine temporelle ^ totale pu partielle ; 2<> iïndulg^pe personnelle, locale, réelle^ suivant qu'elle est immédiat^ement apcor4^ au^ pers{>njaes, ou attachée à un lieu, ou bien attachée à un objet portatif; 3^ l'indulgence temporaire ou perpétuelle, suivant qu'elle est accordée pour joç lemps d<^erminé ou pour un temps non limité.
11 est de foi que l'Église a reçu de Jésus ;phrist le pouvoir d'accorder (J)*s indulgences; on l'établit par l'enseigne/neni du concile ge Treijit^, P¥'' J? j?R*"Jf Écriture et par la Triidition. Ce pouvoir appartiei^t au Page çoûf toys Jes Hdéles et pour toutes sortes d'indulgences, et aux évoques dajjs des V^|^ 4-*^f^/7"i: nées par les canons.
Les conditions requises pour gagner les indulgences peuvent se réduire à trois : être en état de grâce ^ avoir J'intention au moins yi;tuelle .de Igç S^gg^^i et accomplir très exactement et intégralement Ips œuvçeg prjçs^ntes.
Pour que les indulgences soient appliquée^ aux |}éfuntSj par niod^ ^ suffrage saiisfiictoire, il faut : 1° que le rescrit du souvcr^n pontife le mentionjie sjoécialemcnt; 2» que celui qui les jjajfnç ait Imtention de faire celte appUc^liontK'qu'il soit, d'après le sentiment le plus commun^ en état de |[râ(^l au ppjns à la fin de la dernière œuvre prescrite.
Xes indulgences les plus Vemarquables ^ont celle du Jubilé et celle ^ Farticîe do la mort. — Le jubilé est une indulgence plénière, accompagnée de certains privilèges, que le souverain pontife ^ccofde à l'Êglisç ùniveçselle pour un" temps déterminé. L'indulgence du jubilé diffèr^ ae l'indulgence pjénière ordinaire par sa solennité particulière, par les pouvoirs spéciaux gcçord^ aux confesseiirs à cette occasion, et par les grâces très abondantes et extraordinaires qui accompagnent celte indulgence. — L'indulgence à yarticle de la Ptort est riiidulgence plénière quç l'Église accorde ajfx malades qui soçt gur le point de môurif.
1^ àCTE$ DU PJKITCNT. -* lASURJJJ STiraPTI^SX
TABLEAU SYN0PTIQ1ÎE
/ ^«tiin
N^fiflPlia
Ooalltés
: Un qvoA éUe conilste.
S Elle wt nécessaire de nécessité de moyen et de précepte divin, ponr la rémlsulon Ses péchés mortels. I Cas où le précepte de la contrition oblige. / Son Importance dans le saoremenc fo pénitence.
ilntérlenre : Elle doit être snrtont ^ne donlenr dn cflenr. finrnatnreUfi : Dans son principe ei dann ses motlfii. Souveraine : Il suffit qnVIIe le soit appréciativemen^. UnlTer^elle : Elle doit 8*étendre à tons les péchés martels.
Contjd(4s»
„ ) En qnol il cooalate.
m ^^^P^^ \ Qnalltée : S^rme. nnlveivel, efloace.
DifléD^tes
sortes
dj contritions J
ta
Contrition parfaite
Contrition Imparfaite
Lenrs rapports
/ En quoi elle consiste. Motif qni riniptre. ^ Efface le péché, môme avant rabsolution. i Facilité de l'obtenir.
\Xk)ncIafilons pratiques qnl en résnlten^
En qnol elle consiste. Hottfs qirt l^tnspl^vit. Elle dispose le pécbenr à recevoir la prtbBe dans le sacrement de pénitence.
Sesfemblanoe : Elles ont les mêmes qnfllté»- DlfTéi^nce : Biles différent dans leur» mbtlff et dans lenrs effets.
v^A— / Définition.
^^'^^ \ Elle eut diMtltutlon divine.
<to^«at#ce e^ utlllt^
< Elle convient à la natnre <L» rbomjne.
Elle est ntlle h rindlvlda, à la faufile, à la société. Elle est de précepte divin et eccléaUstlqne.
ObyiC»U9n I Ce précepte dl Vin oblige par sol - mémo ou par accident,
Qualités / Intégrité
ConfeMion <
Le précepte ecclésiastique oblige au moins une fois Tan. / Humilité. — Sincérité. — Simplicité. — Prudence. Elle eyt matérielle ou formelle.
!L*oub11 involontaire.
L'Ignorance Invincible.
Un grave dommage.
L'impuissance physique ou morale.
Moyens d^aasurer l'Intégrité delà confession.
\ La confewion doit être vocale.
On doit refaire une confession certainement nulle.
Dd cAté du confesseur.
Du côté du pénitent.
La confession nulle est sacrilège quand le pénitent est sciemment mal disposé.
I Relativement à la fréquence.
Relativement ( Confession ordinaire.
^ la I Confession f Cas où elle est nécessaire, réitération ( générale i Cas où elle est utile.
Pratique ^ Avant : S'examiner, i^exciter à la contrition.
de la I Pendant : Hnmillté, sincérité, repentir, confession \ Après : Remercier Dieu, renouveler le bon propos.
IRevalldatlon
des
confessions
I Cas de nullités