Pourquoi ^st-çe une faute très grave
1° Parce qu'on prive ainsi le malade d'une g^n^ç P^r^^i© ^!* fruit qu'il pourrait retirer du sacrement, s'il le recevait avec une parfaite connaissance, en s'excitant à la contrition de ses péchés, en s'humiliant profondément devant Dieu, et s'unissant aux prières de l'Église.
n II est certain, dit le catéchisme du concile de Trente, que la grâce communiquée par ce sacrement est beaucoup plus abondante, lorsque le malade conserve encore, en le recevant, sa raison pleine et entière, %% qu'il peut encore exciter en lui les sentiments de foi et d« piété. »
2° Parce qu'on semble par ee retard exiger, pour ainsi dire, que Dieu fosse un miracle, puisqu'on attend que tout soit désesr péré pour faire administrer un sacrement qui ne peut alors, sans un miracle évident , rendre au malade la santé et la vie , qu'on demande pour lui.
Or agir ainsi, c'est en quelque façon tenter Dieu. Car si Dieu procure souvent la santé aux malades par l'extrême -onction, c'est seuleipent d'une manière qui ne parait pas miraculeuse, quoiqu'elle le puisse être en effet; en ce sens du moins qu'il y a daps ce sacrement une vertu surnaturelle qui vient en aide aux
* Session XIV, ch. ni.
DISPOSITIONS R&QUISSS l>âUB nEGfiVQlB L'IBXTBÊME r ONCTION 309
for0ds de la nature, lorsque le corps est encore capable d^éprouver Iwr action bienfaisante.
S3. D'où vient la coutume trop répandue de ne iaîre administrer Textrémeonction aux malades qu'à la dernière extrémité?
Elle vient en partie de c^ q^'oi) enten4 mal le mot extrême' on(^91}' çxtrèmç v^uf dire ]a ^effli^FP lips opctiQRS, pjis non pas r9pçtJorï qu'pn donne ^ rextrépjjt^, V^^Qign^p^mi peu} clirétjep gu'9p ^ ppi^F m\ cç qn» r^ppglle 1^ V^^^P <^e }a rporf i|^ spggéré p3 pr^te:jt8, PQWr ^PtQngÇr H^fi P^ligçnpp con|r;^ire ^ Te^prit de Jésus- Christ, à l'intention de FÉglise ^t ^U Y9P^^I^ P^^^ (leg malades.