Quelles sont les principales liturgies orientales
Ce sont : 1» la liturgie de saint Jacques, ou de Jérusalem, attribuée à saint Jacques le Mineur. Elle servit à former les autres liturgies de l'Orient. Elle n'est suivie aujourd'hui, dans l'Église de Jérusalem et en Orient, qu'une fois l'année, le jour de la fête de cet Apôtre : c'est la liturgie de Constantinople qu'on observe ordinairement.
2<» La liturgie de saint Marc, ou d'Alexandrie, très ancienne, développée et complétée par saint Cyrille d'Alexandrie (v® siècle). Elle fut suivie en Egypte jusqu'au temps des eutychéens, et, après le concile de Ghalcédoine, par les melchites catholiques jusqu'au douzième siècle, époque où ils prirent celle de Constantinople •.
3<» La liturgie de saint Basile, adoptée autrefois, avec des modifications, par plusieurs Églises d'Orient, et dont l'Église de Constantinople récite encore aujourd'hui les offices, les veilles de Noël et de rÉpiphanie, les dimanches du Garôme, le jeudi et le samedi saints, et le jour de la fôte du saint Docteur.
4® La liturgie de saint Jean Chrysostome, ou de Constantinople ^,
viaire et le missel selon le désir des Pères du concile de Trente, et les rend obligatoires pour toute Église ou tout ordre dont les livres liturgiques n'ont' pas deux cents ans d'existence. — Grégoire XÏII (1572) publie le martyrologe. — Sixte V (1585) établit la Congrégation des Rites. — Clément Vm (1592) publie le pontifical romain , le cérémonial des évéques , et donne une nouvelle édition du missel romain.
Au xvii« siècle. — Paul V (1605) promulgue le rituel romain.
Au XVIII» siècle. — Benoit XIV (1740) publie une édition du martyrologe et du cérémonial des évéques.
Au xix« siècle. — Pie IX (1846) rétablit l'unité liturgique, œuvre dans laquelle il est puissamment secondé, en France, par dom Guéranger, abbé deSolesmes.
Enfin Léon XIII ordonne une nouvelle revision des livres liturgiques, dont il fait publier des éditions typiques.
• Les Cophtes , anciens jacobitcs , suivent de nos jours la liturgie de saint Marc, rédigée, non plus en grec, mais en arabe, après Tavoir été en langue égyptienne.
^ Cette liturgie, regardée comme de tradition apostolique, a porté jusqu'au sixième siècle le nom de liturgie des Apôtres»