Par qui la liturgie romaine a- 1- elle été attaquée
Par tous les ennemis de TÉglise.
Au iv^ siècle, par Vigilance, qui déclama contre la pompe des cérémonies, le culte des reliques, le célibat des prêtres, etc.
Au XF siècle, par Bérenger, qui dogmatisa contre Teucharistie et ouvrit Tère du rationalisme contre le culte chrétien.
Au xiio siècle, par les Vaudois, qui prétendaient que tout laïque est prêtre, répudiaient le culte de la très sainte Vierge, les prières pour les morts, et ne voyaient plus de vérité en dehors de l'Écriture sainte.
Au xvie siècle, par Luther, Calvin et tous les réformateurs, qui rejetèrent la Tradition, une partie des sacrements, et ne voulurent admettre d'autre autorité que celle de la Bible librement interprétée.
Au xviie et au xviiio siècle, par les jansénistes et les gallicans, qui bouleversèrent le bréviaire et le missel romains , sans tenir compte de Tœuvre tant de fois séculaire des pontifes.
et AUeluia, tous les dimanches, excepté de la Septuagésime à Pâques ; il ajoute au canon de la messe ces paroles : Diesque nostros in tua pace dUponas, place le Pater aussitôt après le Canon , en un mot laisse dans toute la liturgie l'empreinte durable de son activité. 11 faut lui attribuer une grande part dans la rédaction du Sacramentaire qui porte son nom.
Au vu» siècle. — Saint Léon II (682) règle la psalmodie et réforme le chant ecclésiastique. — Saint Sergius (687) introduit VAgmis Dei.
Au viir siècle. — Etienne II (752) commence à établir en France la liturgie romaine et y envoie douze chantres pour y enseigner les traditions du chant grégorien et les cérémonies romaines. — Saint Adrien (772) rétablit la pureté des mélodies grégoriennes et établit deux écoles de chant : Tune à Metz , i'autre à Soissons.
Au ix« siècle. -- Adrien II (867) prescrit de chanter aux messes solennelles une prose ou séquence, avant TÉvangile.
Au xi« siècle. — Benoît VIII (1012) approuve et patronne la méthode de notation de Guy d'Arezzo. — Saint Grégoire VII (1073) introduit la liturgie romaine en Espagne, et rétablit le nombre et Tordre des psaumes, des leçons et des répons de l'office canonial.
Au XIII» siècle. — Urbain IV ( 1261 ) établit la fête du très saint Sacrement, dont saint Thomas compose l'office.
Au XIV» siècle. — Jean XXII (1316) sauve léchant liturgique menacé d'une ruine complète par le déchant, c'est-à-dire par un chant exécuté en plusieurs parties sur les motifs grégoriens, et qui tendait à absorber et à faire disparaître entièrement, sous de bizarres et capricieuses inflexions, la majesté et l'onction des morceaux antiques.
Au xvi« siècle. — A la suite de l'invention de l'imprimerie, on s'occupe de faire une revision très sérieuse et des éditions correctes de tous les livres liturgiques. Les papes s'emploient activement à cette grande œuvre , que les Pères du concile de Trente n'avaient pu qu'ordonner et commencer. Alors parai.ssent , sous leur forme presque définitive, les rubriques du missel et du pontifical, rédigées sous plusieurs pontifes, par les soins de Burchard , cérémoniaire des papes Sixte IV, Innocent VIII et Alexandre VI. — Saint Pie V (1566) publie le bré-