DIVISION DE L OFFICE DIVIN
7. Comment Foifice divin sanctifie- 1- il les heures du jour et de la nuit?
Prime, qui se récite au commencement du jour, alors que le soleil paraît à l'horizon , nous rappelle le soleil de justice qui s'est levé sur la terre pour l'éclairer de sa doctrine et la réchauffer de son amour. C'est l'heure aussi où Notre -Seigneur fut si cruellement humilié chez Caïphe et traîné au tribunal de Pilate; l'heure où, deux jours après, les saintes femmes vinrent au sépulcre pour embaumer son corps, qui ne s'y trouva plus.
Tierce, appelée Vheure sainte, parce qu'elle est communément suivie de la célébration des saints mystères, est l'heure où Notre- Seigneur fut condamné à mort, et où le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres.
Sexte est l'heure où le Sauveur fut élevé sur la croix, celle où il s'éleva triomphant au ciel. C'est l'heure aussi où il se révéla comme Messie à la Samaritaine*, et où saint Pierre reçut sa mission pour la conversion des Gentils *.
None est l'heure où Notre -Seigneur consomma son sacrifice en mourant sur la croix ^.
Les Vêpres, qui correspondent au sacrifice du soir des Hébreux, sacrifice de louanges et d'action de grâces , nous rappellent l'heure à jamais mémorable où Jésus institua le sacrement et le sacrifice de l'eucharistie.
Les Compiles» nous rappellent la sanglante agonie de Jésus, sa déposition dans le tombeau, et la pensée de la mort, dont le sommeil est l'image.
Les Matines, avec leurs nocturnes, rappellent les mystères qui s'accomplirent pendant la nuit : la naissance du Sauveur, son arrestation au jardin des Oliviers, ainsi que le passage de Fange exterminateur qui épargna les maisons des Hébreux teintes du sang de l'agneau.
Les Laudes, qui sont comme le premier sacrifice du matin qu'on devait offrir dans le temple, et qui, préludant au sacrifice eucharistique, rappellent l'heure où Jésus-Christ sortit du tombeau, ainsi que le passage de la mer Rouge et la délivrance des Hébreux, figure de la résurrection *>.
• Cest à saint Benoit que Ton doit Tinstitution des Compiles, qui sont, en ciTet, le complément de l'oflice divin.
^ L'Église ne fait pas une obligation de faire coïncider l'heure liturgique de roffice avec Theure naturelle. Il suffit que Toffice soit chanté ou récité en entier chaque jour. La concordance de chaque partie de l'office avec les heures nor-
* Jean, iv, 6. — • Actea, x, 9. — ^ Luc, xxm, 44-i6.
&6i Dfi L'orncE divin
8. Comment sont désignés dans Toffice divin les jours de là j Comme la liturgie de TÉglise a pour type la liturgie céleste,
tous les jours y sont également des têtes. De là le nom de fériés "". La première férié est appelée dotniniccUe, parce que c'est le jour du repos du Seigneur Jésus, après sa douloureuse passion, et de sa résurrection glorieuse. La dernière tète de la semaine est appelée sabbat, repos ^ parce que c'est le jour du repos du Père céleste, après les six jours de la création. Les autres fêtes reçoivent de la fête dominicale ou du dimanche leur dénomination ou numéro d'ordre et s'appellent seconde férié, troisième férié, etc.
Différentes sortes d'offices.