XXII PRÉFACE
ce qu'elle ne dit point , d'enseigner comme de foi ce qui n'est qu'une pure opinion, ou d'atténuer, au contraire, de diminuer les vérités qu'elle impose à notre croyance. En matière de morale, il n'est pas moins dangereux d'exagérer dans un sens ou dans l'autre les prescriptions de la loi divine. La voie qui mène à la vie est étroite^. Il ne faut ni l'élargir ni la resserrer, pour ne pas fausser les consciences. Dans le premier cas, on s'expose à encourager au mal, et dans le second, à faire abandonner la vertu comme impraticable. Que votre parole, dit l'Apôtre, soit saine, irréprochable*. Pour cela, le catéchiste doit s'appliquer avant tout à posséder sur la doctrine religieuse les connaissances les plus exactes, les plus précises, de telle sorte qu'il n'enseigne rien dont il ne soit moralement sûr.
C'est pour l'aider à atteindre ce but qu'a été rédigé ce Cours dUnstruction religieuse. Un grand nombre d'excellents ouvrages ont paru de nos jours sur ce sujet ; on pourra les consulter avec fruit. S'il y a quelque nouveauté dans celui-ci, c'est une application plus rigoureuse de l'enseignement gradué et de la méthode catéchistique.
Il se divise en quatre cours distincts : cours préparatoire, cours élémentaire, cours moyen et cours supérieur. Dans les trois premiers, on a suivi l'ordre même du catéchisme: Vérités à croire, ou dogme; Devoirs à pratiquer, ou morale; Moyens à employer pour le salut, ou culte. On s'est efforcé d'y exposer la doctrine catholique avec clarté, exactitude et méthode, et dans le cours moyen, qui est un cours raisonné , de l'appuyer sur les décisions
• Matth., VII, U. — ' Tlte, u, 8.