‹ Exposition de la doctrine chrétienneChapitre 474 sur 772 · Quelle leçon leur donna Jésus · texte numérisé non relu

Quelle leçon leur donna Jésus

Une leçon d'humilité.

Les rois des nations, leur dit-il, leur commandent en mailres. Pour vous, n'en usez pas de même; mais que celui qui est le plies grand parmi vous devienne comme le })lus petit, et que celui qui tient le premier rang soit comme celui qui sert. Car qui est le plus grand, de celui qui est à table ou de celui qui sert? N'est-ce pas celui qui est à table? Et moi, cependant, ie suis parmi vous comme celui qui sert^.

90. De quel admirable exemple Jésus accompagna -t- il cette leçon?

Au cours du repas, il se leva de table, prit un linge dont il se ceignit, mit de l'eau dans un bassin, et, faisant l'oHice d'esclave, il lava les pieds de ses apôtres, même de Judas, dans le cœur duquel Satan était entré*.

31. Quelles autres leçons le lavement des pieds renferme -t- il?

1» Une leçon de pureté. « Celui qui sort du bain, dit Jésus à Pierre, n'a besoin que de se laver les pieds ^. » Après le bain sacré du sacrement de pénitence, il faut, quand on participe à la sainte Eucharistie, se purifier, par l'amour et la prière, des fautes légères dont le cœur peut être encore souillé.

2» Une leçon de charité fraternelle. Avant de recevoir la sainte communion, cette marque infinie d'amour de noire Dieu, n'est-il pas juste de rendre à ses frères tous les bons offices que commande une cordiale charité?

32. Quelle fut durant la Cène la conduite de Jésus à Tégard de Judas?

1" En vue de le faire rentrer en lui-même, il lui rappela par une allusion discrète la prophétie de David :

Celui qui mange avec moi, lèvera le pied contre moi*.

viandes qui formaient le corps même du repas; puis on se passait la coupe de réjouissance, on se lavait les mains et Ton continuait le cantique. Ces deux ablutions rappelaient les deux passages de lu mer Rouge et du Jourdain.

Au troisième service, on apportait deux pains azymes et Tagneau pascal. Les pains azymes ou sans levain indiquaient aux Hébreux que, de même qu'ils avaient abandonné TÉgypte idolâtre, il fallait se délivrer de tout ferment vicieux. Ije président du repas divisait ces pains et les distribuait aux convives, après les avoir trempés dans la sauce du premier service ou dans une autre. L'agneau pascal, qui avait été rôti devant le feu, assujetti à deux baguettes en forme de croix, devait être mangé sans qu*on rompit aucun de ses os; tout ce qui en restait était brûlé. Quand il avait été mangé, on faisait circuler la coupe de béné' diction, et on terminait le cantique de louange. {D*après Vabbé Lesëtre )

* Lue, xxn, U-t7, — * Jeau, xnr, 1-17. — • Jean, xiii, 10. — * Jean, xm, 18.

2o II lui fit savoir qu'il connaissait sa trahison et lui prédit les malheurs où elle l'entraînerait :

En vérité je vous le dis, Vun de vous me livrera,,. Mais malheur à Vhomme par qui le Fils de Vhomme sera livré; c'était un avantage pour cet homme -là que de ne point naître, — Mon maître, est -ce moi? dit Judas. — Tu Vas dit, répondit Jésus *. Au milieu de leur trouble, les autres disciples n'avaient pas fait attention à cette question et à cette réponse.

3^ Jésus fit connaître à Jean qui était le traître.

Seigneur, qui est -ce? — Cest celui à qui je vais présenter du pain trempé. Et trempant du pain, il le donna à Judas Iscarîote. Dès que Judas eut mangé, Satan s'empara de lui^.

Institution de la sainte Encbaristid.

33. Après la Cène, quel témoignage Jésus- Christ donna -t -il de son immense amour pour les hommes?

Ce fut l'institution de la divine Eucharistie, c Jésus sachant que son temps était venu pour passer de ce monde à son Père, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin ^. i»

Il les aima jusqu'à la fin de sa vie mortelle, jusqu'à la fin des temps, jusqu'à la fin, c'est-à-dire jusqu'à l'extrême limite de ce que peuvent la puissance et la bonté de Dieu.

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