‹ Exposition de la doctrine chrétienneChapitre 490 sur 772 · Que firent les princes des prêtres de l'argent de Judas · texte numérisé non relu

Que firent les princes des prêtres de l'argent de Judas

Ces hypocrites se firent scrupule de mettre cet argent dans le trésor, parce que c'était le prix du sang. Suivant la prédiction du prophète Zacharie', a ils en achetèrent le champ d'un potier, pour y enterrer les étrangers; c'est pour cela que jusqu'à présent on appelle ce champ Haceldama, c'est-à-dire le champ du sang*. D

Jésus devant Pilaie et devant Hérode,

92. Quelles mesures avaient prises les ennemis de Jésus pour prévenir ur soulèvement du peuple ?

Comme ils savaient que le peuple de Jérusalem, ainsi qu

^ Ponce Pilate gouverna la Judée de Tan 26 à l'an 36 de Tère chrétienne. L résidait habituellement à Césarée de Palestine, sur les bords de la mer. Aux grandes fêtes, il se rendait à Jérusalem, où la présence du procurateur était nécessitée par Timmense affluence des étrangers et Tesprit remuant des^Juifs, toujours prêts à profiter des occasions de secouer le joug des puissances^étrangères. Pilaie habitait alors Tancien palais d'Hérode , qu'on nommait le prétoire , touchant la tour Antonia, au nord du temple. Lorsque Notre -Seigneur^y fut conduit, il eut donc à traverser presque toute la ville du sud au nord.

* Hatth., xxTii, 8-6. — ' Pa. cvm, 17. — 3 Zach., xi, 13. — * ICatth^ xxrn, f, 8.

beaucoup d'étrangers , surtout parmi les Galiléens, étaient sympathiques à Jésus, les pharisiens avaient ameuté une foule hostile, devant empêcher par Taudace et la violence toute opposition à leur projet. On peut donc supposer que cette multitude suivit Jésus garrotté, de chez Caïphe jusqu'au prétoire de Ponce Pilate, en lui prodiguant les injures, les moqueries et les coups.

93. Pourquoi les accusateurs de Jésus n*entrèrent-ils pas avec lut dans le prétoire ?

Afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger la Pâque. S'ils fussent entrés dans la maison païenne du gouverneur, ils auraient contracté une souillure qui leur eût interdit les festins sacrés. Les pharisiens ici, comme en beaucoup de points, aggravaient le joug de la loi.

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