LA. PASSION. — RÉSUMÉ
Pilate fit ensuite flageller Jésus, espérant que le peuple se contenterait de ce châtiment. Le Sauveur endura aTec une résignation toute divine le supplice atroce de la flagellation , le couronnement d'épines et les insultes sacrilèges des soldats déchaînés contre lui.
Pilate le présenta alors au peuple. Mais, les clameurs ayant redoublé , Pilate vaincu abandonna Jésus à la fureur de ses ennemis, tout en proclamant son ionoccncc.
Jësus, chargé de la croix, sortit de Jérusalem, et gravit le Golgotha. Dans cette marche douloureuse, le Sauveur oublia ses propres souffrances pour consoler et iastniire ceux qui y prenaient part. Arrivé au Calvaire , Jésus fut crucifié entre deux scélérats. Tandis que Notre- Seigneur souffrait sur la croix, il dut essuyer les blasphèmes des passants , des princes des prêtres , des soldats et du mauvais larron. Quelques fidèles consolaient le cœur de Jésus : c'étaient sa très sainte Mère, Marie de Cléophas , Marie Madeleine , Jean le disciple bien-aimé et sa mère Salomé.
Du haut de la croix, Notre -Seigneur fit entendre une prière pour ses bourreaux, proféra une parole de salut pour le bon larron converti, donna aux hommes la sainte Vierge pour mère, en la personne de saint Jean; puis il poussa un cri de détresse vers Dieu , fit connaître qu*une soif ardente le dévorait, et, annonçant que tout était consommé, il remit son âme entre les mains de son Père.
La mort et la sépulture. — Jésus expira en jetant un grand cri, pour montrer qu'il mourait librement. Des prodiges éclatants proclamèrent alors sa divinité.
Peu après, des soldats rompirent les jambes aux deux larrons pour hâter leur mort et faire disparaître les corps avant le commencement du sabbat. Le corps inanimé du Sauveur fut respecté, mais son côté fut ouvert d'un coup de lance , et il en sortit du sang et de Teau : ainsi furent accomplies les der^ nières prophéties. Il fut ensuite soigneusement déposé dans un tombeau neuf, dont une énorme pierre ferma rentrée. Les Juifs firent apposer des scellés et placèrent des gardes alentour.
Reliques de la passion. — Les objets qui servirent à la passion du Sauveur ont été presque tous conservés par la piété des fidèles , et sont encore de nos jours vénérés dans diverses églises de la chrétienté.
Sort des coupables. — Judas, Pilate, Hérode, Caîphe, qui s'étaient rendus si coupables en prenant part à la mort de Notre -Seigneur, périrent misérablement. La ville déicide fut détruite par les soldats de Titus , Tan 70 , et la nation juive tout entière fut rejetée de Talliance divine et à jamais dispersée.