DE l'église, — RÉSUMÉ
lemcnt , ont cependant avec les vérités révélées une connexion intime. L'in£adllibilité réside, soit dans le corps épiscopal uni au souverain Pontife, soit dans le souverain Pontife seul, parlant ex cathedra.
Caractères de TÉglise. — Il est nécessaire qu'on puisse discerner sûrement la véritable Église de Jésus- Christ. Ce discernement se fait au moyen des caractèt^es dislinctifs dont Jésus -Christ a pourvu son Église. Ces caractères sont: Tunité, la sainteté, la catholicité et Tapostolicité. Il est nécessaire que la véritable Église ait ces caractères : 1» parce que Jésus- Christ les possédant en tant que chef de TÉglise, ils doivent se ^trouver dans son Église, qui ne fait qu'on avec lui ; 2<> parce que TÉglise ne se conçoit pas sans ces caractères mêmes.
Pour que rËglise soit une, il faut que les fidèles : 1« professent une seule et même foi ; 2* qu^ls observent une seule et même loi et participent aux mêmes sacrements; 3<* qu'ils soient soumis à une seule et même autorité suprême.— L'Église romaine possède celte unité. Pour la maintenir, elle a toujours impitoyablement rejeté de son sein les hérétiques et les schismatiques.
Pour que TÉglise soit sainte, il faut : 1» qu'elle ne reconnaisse pas d'auti'e fondateur que Jésus- Christ, le Saint des saints; 2» qu'elle propose aux hommes les moyens les plus parfaits de sanctification ; 3° que de fait elle rende vertueux ceux qui observent ses commandements , et saints d'une sainteté éminente ceax qui suivent ses conseils; i" qu*elle montre, par les œuvres extraordinaii'es de zèle et de charité et par les miracles qui se produisent dans son sein , que Dieu est avec elle. — L'Église romaine possède la sainteté. Elle n'admet pas d'autre fondateur que Jésus -Christ; elle est sainte dans sa doctrine, dans sa morale, dans son culte et sa discipline ; elle a manifesté sa sainteté par les œuvres extraordinaires qu'elle a accomplies et par les miracles opérés dans son sein. Elle a régénéré la famille et la société et constamment contribué au progrés de l'humanité.
Pour que l'Église soit catholique, il faut : i^ qu'elle soit répandue simultanément et toujours dans la plupart des pays connus ; 2» qu'elle l'emporte par la diffusion sur les secles hérétiques et schismatiques ; 3^ qu'elle ait une force expansive universelle. — L'Église romaine possède la catholicité, et ce caractère lai est tellement essentiel et si universellement reconnu , qu'elle en a tiré son nom.
Pour que TÉglise soit apostolique, il faut : 1* qu'elle ne cesse pas d'enseigner la doctrine des Apôtres ; 2o que, dans toute la suite des âges, elle soit toujours enseignée et gouvernée par des pasteui^ dont la mission tire son origine des xVpôtres sans interruption, avec le consentement du successeur de Pierre, chef de rÉglisc. — L'Église romaine possède l'apostolicité; elle n'a jamais enseigné d'autre doctrine que celle des Apôtres, et sa mission lui vient de Jésus -Christ par les Apôtres.
L'Église romaine est divine, parce que ses caractères, sa propagation, son immuable stabilité, sont des miracles qui attestent qu'elle est une création de Dieu dans l'ordre surnaturel.
Les caractères de la véritable Église ne se rencontrent ni dans les sectes protestantes, ni dans le schisme grec.
Ces Églises n*ont ni l'unité de doctrine ni l'unité de gouvernement. Elles ne possèdent point la sainteté, ni dans leurs fondateurs, ni dans leurs doctrines, ni dans les résultats qu'elles ont produits. Elles n'ont point la catholicité de temps ni de lieu, et sont impuissantes à former une société universelle dont tous les membres soient unis entre eux. Elles ne possèdent point l'apostolicité, vu qu'elles ont abandonné une partie de la doctrine des Apôtres, et qu'elles ont une origine purement humaine, et non apostolique.
DE l'Église. — résumé 401
Réponse à quelques objections. — On a objecté contre la sainteté de l'Église romaine les scandales et les d^ordres qui ont pu se produire parfois dans le clergé, certains faits qui sembleraient être une intolérance excessive, certaines doctrines qu'on dit étve opposées aux progi^ de la civilisation. Mais ces objections reposent, ou sur d'étranges exagérations, sur des erreurs même, ou encore sur une fausse interprétation de ce que doit être le vrai progrès et la vraie civilisation.
Constitution de TÉglise. — On peut considérer dans TÉglise : !<> le corps social ; 2^ le principe de vie ou Tautorité.
Le corps social, — Le corps social dans l'Église est l'ensemble des pasteurs et des fidèles. — Le pasteur suprême de l'Église , c'est le Pape. U est le vicaire de Jésus -Cbrist, le successeur de saint Pierre et le chef visible de l'Église. — La dignité de cardinal est la plus élevée dans l'Église après celle du Pape : les cardinaux forment le conseil ordinaire du souverain Pontife; ils sont préposés aux divei'ses congrégations romaines, et à eux seuls appartient actuellement le droit d'élire le nouveau Pape. — Les évêques sont les successeurs des Apôtres, chargés par le Saint-Esprit du gouvernement spirituel des diocèses, sous l'autorité du Pape. Ils tiennent du Pape seul le pouvoir de gouverner les fidèles ; ils sont tous égaux quant au caractère ; toutefois à certains sièges épiscopaux sont attachés des titres honorifiques ou une juridiction plus étendue. — Les vicaires généraux sont les auxiliaires de Tévéque dans le gouvernement du diocèse. Les chanoines sont des prêtres nommés par l'évéque pour faire partie du chapitre de la cathédrale. Les curés sont les prêtres préposés, sous l'autorité des évêques, au gouvernement des paroisses. Lorsque la paroisse est impoilanle, ils ont des auxiliaires appelés vicaires.
Outre le pouvoir d'ordre que confère à l'évéque la consécration épiscopale , et au prêtre l'ordination sacerdotale , il faut encore le pouvoir de juridiction pour être pasteur légitime. — Le pouvoir de juridiction est le pouvoir d'exercer légitimement une fonction spirituelle, donné à un sujet par un supérieur. Les simples prêtres tiennent leur juridiction de l'évéque, l'évéque du Pape, et le Pape de Jésus -Christ.
Les chrétiens qui ne sont point pasteurs dans TËgUse sont appelés fidèles. Les fidèles n'ont aucune part à l'autorité ecclésiastique, mais ils peuvent utilement la seconder.
L'autot*ilé dans VÉglise. — Le Pape possède l'autorité suprême, parce qu'étant le successeur de saint Pierre, il a dans l'Église la primauté que Jésus -Christ a conférée au chef des Apôtres. Les pontifes romains ont exei-cé cette suprématie souveraine dès l'origine de l'Église et dans toute la suite des siècles.
L'autorité doctrinale du souverain Pontife consiste en ce qu'il est le principal docteur et le principal gardien et défenseur de la vérité révélée. C'est un dogme divinement révélé que le pontife romain est infaillible lorsqu'il parle ex ccUhedra. 11 est nécessaire que le Pape possède ce privilège , afin que les chrétiens soient sûrs de ne point s'égarer, sous sa conduite , dans les voies du salut.
L'autorité gouvernementale du Pape consiste en la pleine puissance de juridiction dans tout ce qui appartient à la discipline et au gouvernement de l'Église. U suit de là que le I^pe possède dans sa plénitude : i° le pouvoir législatif, qui lui donne le droit de faire des lois; 2« le pouvoir exécutif, par lequel il gouverne souverainement l'Église ; 3^ le pouvoir judiciaire et coercitif , en vertu duquel il pent juger les infracteurs des lois de l'Église.
En vertu de son pouvoir temporel, le Pape exerce dans les États de l'Église
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antofité civUe. Celte aouvetatnefeé toioporelle est léipkiiDe et repose sur les neiUeiirs titres qn^on puisse invoquer ; eiîe est Be plus, dans l'état présent des efaoNS butwuaes, abaolunoeiit requise pour le bien de l'Église et pomr le lil>re gAweraeaaent des âmes.
Les évégues sont jnges de la foi dans leurs diocèses ; cependant ils ne sont pasi jttfss définitîjl» et sans appel , parce que , pré séparément , ils ne sont pas infaillibles. Les évièques sont les princes spirituels de leurs diocèses, et possèdent comme le Pape» mais sous sa dépendance, le triple peuToir législatif, administratif et judiciaire.
Les évéques ont le droit de se réunir en concile pour délibérer et juger sur les matières de doctrine ou de discipline chrétienne. — On distingue deux sortes de conciles : le concile œcuménique, qui représente toute TÉglise ; et le concile pcu'ticulier, qui représente une ou plusieui*s provinces.
Ri^orts de TËglise et de l'âtat. — Pour que TÉglise remplisse efficacement sa mission, il faut : 1<> qu'elle exerce dans une entière indépendance les droits qu'elle a reçus de Jésus- Christ; 2^ qu'elle soit aidée par le pouToir civil.
V Église et ÏÉtat sont deux sociétés distinctes, car elles diffèrent : dans leur origine, dans Tautorité qui les régit, dans leur objet, dans leur fin. — L'Église doit être indépendante de TÉtat, car elle tire son origine, son autorité, son objet et sa fin de Jésus -Christ, et Jésus -Christ a voulu que son Église (ut indépendante y comme lui-même, de toute puissance terrestre. Par suite de cette indépendance, l'Église possède tous les droits dont Texercice est nécessaire pour Taccomptissement de sa fin, qui est la sanctification des âmes et leur félicité éternelle. — La fin de TÉglise étant la plus noble de toutes, il s'ensuit quelle a la suprématie sur l'État.
La doctrine qui subordonne TÉglise à l'État, et qu'on appelle le césarisme, a été condamnée par l'Église. — Le pouvoir civil qui pratique le césarisme est à la fois injuste , impie , malfùsant et insensé.
Il ne suffit pas à l'État de respecter la liberté et les droits de l'Église, il doit aneore l'aider, la protéger et la défendre. C'est un devoir fondé sur l'obligation qui incombe à la société civile de professer le catholicisme. — L'État a le droit et le devoir, autajat pour le bien de la nation que pour celui des fidèles euxmêmes , de proscrire le schisme ou l'hérésie ; car l'unité religieuse est le fondement principal de l'unité sociale. L'État peut cependant tolérer les cultes <li^iilttits,. lorsqu'ils ont acquis une sorte d'existence légale consacrée par le temps, accordée par des traités ou des conventions.
La doctrine qui prétend que l'État n'a ni le droit ni le devoir de s*unir à TËgiise pour la protéger, et qu'on appelle le libéralisme, est condamnable, parce qu'elle méconnaît la royauté sociale de Jésus -Christ, royauté que Jésus- Christ a tnns- MÎse à son Église.
DE l'église. — TAISLEAU SYNOPTIQUE
TABLEAU SYNOPTIQUE
/I>éflnltlon.
DiTision
I Église patriarcale, motaîqae, chrôdenne. l Égllae militante, aouArante, triomphante. ( Église enseignante et enseignée.
ilnstitoUoo.
[ Triple pouvoir donné aux Apôtres et à lenrs successeurs.
\Fln de rÉgllse.
/ Denx parties ( Ck>rpB de l'Église.
^ ,1 dana rigliso ( Ame de TÉglise. Nécessité 1
d'appartenir < ^"^ ^^^ n'appartiennent pas an cori». à l'Église i ^^^ ^"^ n'appartiennent pas & l'Ame de rÉglise.
I Hors do l'Église, polat de saint.
l Dans quel sens II faut entendre cette maxime.
Propriétés Idc l'Église*
CD
Caractères !de l'Église^
IConstitntlon, de l'Église
Sapperta
de l'Église
et de l'État
Ylsfblilté, perpétuité, indéfectlbllité.
Objet de l'infaillibilité.
Infaillibilité i \ ^°* '® *^'*P* *Piscopftl «ni an
Bn qni elle réside < Pape.
( Dans le Pape parlant ex cathedra.
Unité, sainteté, catholicité, apostolicité.
Nécessité pour l'Église d'avoir ces caractères.
Conditions ponr que l'Église puisse se dire : nnc, lahitc, catholique,
apostolique.
L'Église romaine possède ces caractères.
Divinité ( De ecs caractères,
de l'Église romaine < Do sa propagation.
résultant ( De son immuable stabilité.
Absence des quatre caractères dans les sectes dissidentes. Fausseté des objections invoquées eentre la sainteté de l'Églisa
{ Le Pape.
Le corps social dans l'Église
Les pasteun
Les fidèles.
Le Pontife romain
L'autorité dans 'l'Église
) Los évêque!<.
j Pasteurs du second ordre.
\ Pouvoir de Juridiction.
i Primauté du Pnpe.
Son autorité dootrinale.
Son autorité gouvernementalo.
Le pouvoir temporel.
Les évèques
/ Leur institution divine.
j Leur autorité doctrinale.
\ Leur autorité gouTemementalo.
V Conciles.
\ Forme du gouvernement dans TÉgllse.
Distinction de l'Église et de l'État.
Indépendance et droits de l'Église.
Subordination de l'État à rÉgllse.
Famseté de la doctrine du céaarisme.
L De respecter les droits de l'ÉgllM.
Devoirs de rÉtat | De l'aider et de la protéger.
( De la défendre.
Droits et devoirs de l'État relativement an scbiamo et à riiéréil« Fausseté du libéralisme.