DE LA VIE ÉTERNELLE. — RÉSUMÉ
un devoir de religion, de justice ou de reconnaissance, de charité et même d'intérêt personnel. — Les moyens par lesquels on peut secourir ces saintes âmes sont : i« la prière, le jeûne et l'aumône; 2» les indulgences; 3« la sainte communion et le saint sacrifice de la messe. — Pour éviter le purgatoire, on doit éviter les plus petites fautes , et expier, par la pénitence, la peine due aux péchés déjà pardonnes.
Le ciel. — Le ciel est le lieu où les anges et les saints jouissent d'un bonheur parfait et éternel. — Son existence est établie par TÉcriture, par l'enseignement de la sainte Église, par la raison et par la croyance unanime des peuples. — Les élus, dans le ciel, sont exempts de tout mal physique et moral, et possédant Dieu, ils possèdent tout bien. Outre ce bonheur essentiel que leur procure la vision béatifique, il y a pour eux les joies qui proviennent de la vue de rhumanité sainte de Notre -Seigneur, de la vue de la très sainte Vierge, des relations qu'ils ont entre eux et avec les anges. — Bien que le bonheur du del soit le même pour tous dans son objet , tous ne jouissent pas de ces biens au même degré. Pour se préparer an ciel, il faut y penser souvent et le désirer, pratiquer la vertu, fuir le péché, être fidèle jusqu'à la mort.
Les limbes. — Les limbes des enfants, c'est le lieu où sont détenues les âmes des enfants morts sans avoir été régénérés par le baptême. Ces âmes sont exclues de la vie étemelle ; mais elles ne souffrent pas la peine du sens , et bien qu'elles soient privées de la vue de Dieu , elles jouissent probablement d'un bonheur naturel.
L*enfer. — Venfer est le lieu où les réprouvés sont condamnés à souffrir éternellement; son existence est établie par l'Écriture, par l'enseignement de l'Église , par la raison et par la tradition des peuples. — Les peines de l'enfer sont la peine du dam et celle du sens. La première est le plus grand de tous les tourments des damnés. La seconde consiste dans la peine du feu. Ce feu est un feu véritable et réel, qui, par un effet de la toute -puissance de Dieu, exerce son action même sur les substances spirituelles. Outre ces peines, il y a encore des peines accidentelles, qui proviennent de l'horrible société des démons et des damnés, et des supplices correspondant aux diverses espèces de péchés. — Toutes ces peines ne sont pas égales pour tous : la justice demande qu'elles soient proportionnées à la nature et au nombre des péchés de chacun. — L'éternité des peines de l'enfer est attestée par l'Écriture, par l'Église, par la tradition des peuples et par la raison.
Les objections qu'on élève contre l'éternité des peines de l'enfer ne sont que des sophismes suggérés par l'amour du vice.