DE DIEU. — RÉSUMÉ
(Nombres, xvi, 41-50.) — Mort de Balthasar. (Dan., v.) — Châtiment d'Antiochus. (II Mach., ix.)
Bonté. — Miracles en faveur des Hébreux au désert. (Nombres, xi, xvii.)
Sagesse. — Joseph à la cour des Pharaons. (Gen., xli.) — Daniel à la cour des rois de Babylone. (Dan.) — (Tobie, xii.)
Miséricorde. — Prière d'Abraham en faveur de Sodorae. (Gen., xviii, 20.) — Le Seig^neur pardonne à David. (II Rois, xii, 1-14.)
Confiance en Dieu. — Conflance de Job, d'Ézéchias, de Tobie. (Job, xiii; IV Rois, xix, 15-20; Tobie, m, 2-6.)
RÉSUMÉ
I. Existence de Die a. ~ De Dieu. — L'existence de Dieu est la première vérité que nous enseigne le Symbole. Nous savons que Dieu existe, par la révélation et par la raison. — Dieu nous a appris lui-même son existence dans les révélations diverses faites aux hommes, depuis Adam jusqu'à Jésus -Christ.
Preuves de l'existence de Dieu. — La raison nous démontre Texistence de Dieu par trois sortes de preuves :
1* La preuve physique ou des causes finales se tire des rapports de moyens et de fins que Ton constate dans le monde entier. Seul, un être infiniment intelligent peut avoir conçu et exécuté cet ordre merveilleux qui règne dans l'univers.
^ Les preuves métaphysiques ressortent de la considération de la nature des otioses de ce monde : la contingence des êtres, la subordination des causes efficientes et le mouvement. — Les êtres de ce monde, étant contingents, ne subsistent pas par eux-mêmes; ils ne peuvent exister que par la vertu d'un premier être, qui est l'Être nécessaire. — Nul être ne peut se produire lui-même, et dans la série des causes, il est nécessaire de s'arrêter à une première cause efficiente, qm ne peut être que Dieu. — Le mouvement suppose un moteur premier qui meuve tout, sans être mu lui-même.
S^ Les preuves morales se tirent de la nature même de l'homme. Les principales sont : la preuve par le consentement universel et la preuve par la loi morale, — Une croyance universelle et perpétuelle, lorsqu'elle a pour objet une chose facile à connaître, de grande importance, contraire aux passions, est une croyance fondée sur la vérité. — La joie ou le remords que les hommes éprouvent en observant ou en violant la loi morale supposent un législateur universel et suprême, un témoin de toutes nos actions, un juge infaillible et inévitable, qui est Dieu.
II. Nature et perfections de Dieu. — Noms divins. — Nous ne pouvons pas donner à Dieu des noms qui expriment d'une manière adéquate son essence infinie; mais nous pouvons lui donner des noms qui expriment ce que nous connaissons de lui par la création.
Nature de Dieu. — La nature d'un être est ce par quoi il est ce qu'il est. Dans la vie présente, nous ne pouvons connaître Dieu que par les créatures, qui, étant contingentes par leur essence, nous amènent à la connaissance de