‹ Exposition de la doctrine médicale homeopathiqueChapitre 28 sur 73 · LIV DOCTRINE DE HÂHNEMANN · texte numérisé non relu

LIV DOCTRINE DE HÂHNEMANN

son ! Il est donc des états dynamiques généraux que tout le monde sait devoir entraîner certaines altérations organiques déterminées. Ces états morbides, préliminaires obligés des redoutables aflEections que j'ai prises pour exemple, l'expérimentation pure peut les donner et les donne en effet : c'est dans ce sens et dans ce sens seulement qu'on peut dire de l'expérimentation pure qu'elle suffit à tout et qu'elle est la base inébranlable de la matière médicale. Hahnemann Ta compris ainsi. Il n'a point rejeté absolument ce qu'il nomme le principe à juvantibus et lœdentibus, comme quelques-uns Tont semblé croire; seulement il en fait un principe subordonné. Et, en effet, en regard des données fournies par r expérimenlalion pure, celles que nous donne V observation clinique ne sont plus que des indications empiriques, très-précieuses sans aucun doute, mais trèsinférieures aux indications vraiment rationnelles de l'observation physiologique.

Il n'est donc pas nécessaire de pousser cette dernière jusqu'à ses limites, jusqu'au point de téméritéqui serait un crime ; et les homœopathes ne sont pas placés entre l'alternative de reculer devant leurs propres principes ou d'établir leur doctrine sur la plus cruelle des extrémités.

Les partisans de la médecine organique qui ne voient que des organes malades, et, dans l'histoire d'une maladie, ne s'occupent que du moment actuel et des altérations qu'ils ont sous les yeux, ne comprendront pas ce qui précède. Mais celui qui s'élèvera jusqu'à la notion du dynamisme vital, et saura enchaîner tous

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