‹ Exposition de la doctrine médicale homeopathiqueChapitre 27 sur 73 · DOCTRINE DE HAHNEMANN. LUI · texte numérisé non relu

DOCTRINE DE HAHNEMANN. LUI

MaiS; dira-t-on, comment pousser cette expérimentation assez loin pour développer sur un sujet sain des affections de la nature des tubercules, des cancers, etc. Qui serait assez téméraire pour aller jusque-là? et si les homœopathes reculent devant une semblable nécessité, comment osent-ils affirmer que par Texpérimentation pure, la matière médicale est assise sur un fondement inébranlable?

Hahnemann l'a dit, cependant, et Hahnemann a eu raison de tenir ce langage.

Le cancer, les tubercules constituent des altérations organiques, symptômes avancés du développement d'une diathèse, et ne sont pas la diathèse elle-même. Or, toute altération d'organe n'est point la maladie véritable, mais seulement l'expression d'une de ses périodes. Cela est si vrai, qu'on peut prévoir et on prévoit tous les jours, que tel sujet deviendra tuberculeux, que tel autre sera affecté de cancer. Et ces prévisions, parfois probables, parfois d'une probabilité qui approche de fa certitude, se fondent sur un ensemble de caractères dont les uns sont empruntés à l'état général de la constitution, les autres à certains états morbides antérieurs au moment où les tubercules et les tumeurs cancéreuses apparaissent, à certaines conditions d'hérédité, malheureusement trop réelles et trop irrémissibles dans leurs conséquences. Dans ces conditions, interrogez Tun après l'autre tous les organes et tous les appareilsj'vous n'y trouverez aucunes traces, si faibles qu'on les suppose, de tubercules ou de cancers. Et, cependant, vous avez pu les prévoir et les prédire avec rai-

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