X VIE ET TRAVAUX DE HAHNEMANN
édifice en lui donnant pour appui quelques faits d*humorisme nouveaux, ou précédemment mal appréciés.
Que dans ces conjonctures, rhomœopathie soit assez téméraire pour heurter à la porte des académies ou des facultés; que pour se faciliter Taccès de l'un ou de l'autre de ces sanctuaires, elle arguë du bien qu'elle a fait, des épreuves que douze années d'existence lui ont nécessairement valu ; du moment où elle se sera nommée, son an*èt sera prononcé ; si mesurée que soit son attitude, si humble qu'elle se fasse.
J'ai donc raison de le dire : le moment n'est pas venu de juger Hahnemann et sa doctrine. Mais, peut-être, sommes-nous au jour où ses écrits seront plus étudiés qu'ils ne l'ont été jusqu'ici ; où par conséquent, il est |
utile d'en faciliter l'intelligence aux hommes de bonne i
volonté, animés de l'amour de la vérité, et qui, libres de tout engagement antérieur^ abordent la pratique de la médecine avec le sentiment des devoirs qu'elle impose et des difficultés dont elle est semée.
Je l'avouerai sans peine : cette manière d'envisager mon sujet va mieux à ma faiblesse que s'il s'agissait de faire la part de l'éloge et de la critique à celui dont j'ho- -nore la mémoire et dont les écrits ont toute mon admiration.
Hahnemann (Samuel-Chrétien-Frédéric), docteur en médecine, conseillerauliqueduduchéd'Ânhalt-Koëthen, membre de plusieurs académies et sociétés savantes , j
fondateur de la doctrine médicale à laquelle il a donné I
le nom d'Homœopathie, est né le 10 avril 1755 à Meissen, petite ville de Saxe située au confluent de l'Ëlbe