LE CULTE DU A DIEU
SOMMAIRE
Allusion ai'f Congrès de la paix. Nécessite pour le Congres de garantir par des lois internationales les droits de la véritable Eglise et delà véritable religion. Vanité d'un pacte qui ne s'appuierait pas sur le premier article du Décalogue.
Nul n'est juste, s'il ne l'est envers Dieu. La justice envers Dieu, c'est la religion. La religion est la ferme et habituelle volonté de rendre à Dieu le culte qui lui appartient. Elle a Dieu pour terme et le eu te de Dieu pour o!)jct.
Nous devons un culte à Dieu, Etre parfait, Maître absolu, Principe de tout bien, p. 13-15.
a) Perfection de Dieu qui vit en dehors et au dessus de tous les genres et de toutes les espèces. Impossibilité de parler comme il faudrait de la grandeur de Dieu. — Dieu est iiilini de toute façon. Cette formule nous accable et le sens positif qu'elle contient nous déborde, p. 16-17.
6) A cause de sa grandeur, Dieu est déjà digne de toute louange... Nous sommes obligés de l'honorer en vertu d'une certaine honnêteté qui nous prescrit de nous incliner devant des êtres supérieurs. En fait, même quand nous ne dépendons pas de ceux-ci, nous leur rendons hommage. Exemples, p. 17-18.
r.) Cette loi est profondément gravée dans nos âmes. Nous lui obéissons même à l'égard d'ennemis dont la supériorité nous est fatale. Elle triomphe de nos préjugés. Les scribes et Jésus-Christ. Elle ne nous permet pas de rester indifférents vis-à-vis de la perfection absolue. — La morale nous ordonne d'abord d'adorer Dieu pour ce qu'il e^t en lui même. Enseignements des Prophètes et de la sainte liturgie. A mesure qu'elle s'élève, la religion rattache plus étroitement tous ses actes à Dieu considéré dans sa souveraine et inlime perfection, p. 18-20.
Dieu a un second droit à notre adoration, Je droit du Maître.
1° a) Dieu nous fait de toutes pièces. Son acte créateur nous apporte le fond et les propriétés de notre substance, c'est-àdire notre corps, notre âme, notre organisme, etc., p. 20.
b) L œuvre appartient à l'ouvrier dans la mesure où elle lui doit Texistence. La domination de Dieu sur nous s'étend à tous les éléments de notre être et de notre vie. Cette domination renouvelle ses titres à chaque instant parce que l'action conservatrice de Dieu continue son action créatrice, p. 20-21.
c) Dieu est notre Maître, notre devoir est de le servir. Nous ne pouvons nous affranchir de ceux qui ont autorité sur nous sans tomber dans l'anarchie. Gravité de cette faute quand elle atteint Dieu. Elle offense l'ordre éternal, le premier principe de la loi morale, le plus fondamental des devoirs^ p. 2i
d) Que signifie ce mot : servir Dieu ? Servir Dieu, c'est reconnaître son souverain domaine sur nous"; c'est vivre dans sa dépendance intellectuellement, moralement, etc, « de sorte qu'il y ait un rapport aussi parfait que possible entre l'étendue de son pouvoir et l'étendue de notre obéissance », p. 21-22.
2° L'idée de servir Dieu répugne souvent à l'homme.
a) Cette répugnance est déraisonnable. Singulière contradiction de l'homme qui sert tant de faux dieux, se courbe sous tant de jougs et refuse de rendre hommage au Dieu véritable, p. 22-23.
6) En servant Dieu, on ne sacrifie pas sa liberté. Distinction entre le service forcé qui tne la liberté, et le service volontaire qui est l'exercice de la liberté. Dieu n'agrée que le service volontaire, il ne reçoit pas l'encens des esclaves, p. 23-24.
c) En servant Dieu nous gardons notre dignité. Nous
grandissons en nous soumettant à une puissance supérieure.
"" Sublime héroïsme de ceux qui servent Jusqu'à la mort une
noble cause. — D'après S. Paul, notre gloire est de servir
Dieu. Leçons de VAi^ocdiiyp&e. Servire Deo,regnare est, p. 24-25.
Nous devons un culte à Dieu comme au Principe pour nous de tous les biens.
1» MaguiOcence de Dieu à notre égard.
a] Ses dons innombrables dans l'ordre naturel : biens du corps; biens delà sensibilité; biens de l'esprit; biens du cœur, p. 25-26.
6) Ses dons dans l'ordre surnaturel : la vie de la grâce. — La grâce avant la chute, La grâce après la chute. L'Incarnation. Jésus, notre Compagnon et notre Rédempteur. Les sacrements, Comment Dieu couronne ses bienfaits en se donnant lui-même au jour où il nous associe à sa gloire éternelle, p. 26-28.
2° Quand on a reçu il faut rendre. Nos biens venus de Dieu doivent, sous une forme quelconque, faire retour à Dieu . Comment il n'y aura Jamais d'égalité entre ce que Dieu a fait pour nous et ce que nous ferons pour lui. Nouveau motif de lui rendre autant que nous pouvons et avec plus d'empressement.
a) Lui rendre les biens matériels, c'est pour nous mêmes, pour son culte, pour ses miuistres, pour ses pauvres en user el les administrer suivant ses instructions. En user de cette sorte, c'est lui eu laisser la disposition, p. 28-29.
b) Lui rendre les biens de l'esprit et du cœur, c'est nous appuyer sur eux pour faire éclater la gloire de Dieu et entraîner nos semblables dans la voie de l'adoration et de la piété, p. 29-30.
3° De plus, notre culte doit être proportionné aux dons surnaturels que Dieu nous a ménagés. — Deux façons de satisfaire à cette obligation.
a) Recevoir avec empressement les biens de la grâce et déployer notre zèle afin de les livrer aux autres .. Explication de ce principe. Honneur ({ue nous rendons à Dieu en recourant à lui, en montrant que nous estimons ce qu'il nous accorde. Gomment en recevant et en répandant la grâce nous affermissons et nous étendons le règne de Dieu, p. 30-32. ) Deuxième façon de satisfaire à notre devoir : employer
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les dons de la grâce pour rehausser le ton de nos hommages. La grâce qui change notre âme, doit changer notre culte. L s hymnes de Jérusalem et de Baby'o le. L'homme nouveau et 'e cantique nouveau. Le culte de Tâm^ sanctifiée procède de la religion infuse et rappelle à Dieu ies adorations de son Fils bien-aimé. p. 32-33.
Le culte a la valeur de la foi qui l'inspire. Il n'y a qu'une vraie foi. Il n'y a qu'un vrai temple : c'est l'Eglise catholique. C'est dans cetteEglise seulement qu'on sert Dieu comme il veut être servi. Pourquoi Dieu se montre parfois sensible aux hommages des infidèles. L'homme qui ne sert pas Dieu ou qui ne le sert pas en se conformant aux règles que nous avons tracées d'après l'enseignement du S. Esprit, tombe dans la pire des injustices, p. 33-3i.