La seconde preuve est tirée de la raison
a) Dieu est le Créateur du corps social, car le goût et le besoin de vivre avec nos semblables viennent de la nature dont Dieu est l'auteur.
Dieu donne à la société son âme, c'est-à-dire l'autorité, car tbut pouvoir vient de Dieu.
Dieu est le conservateur et le bienfaiteur de la société. Comment il fait naître ou mourir les peuples. . . . 73-74
b) Créateur et Conservateur de la société, Dieu en est le maître. La société doit le servir. Le corps et l'âme de la société sont obligés de s'unir pour lui offrir un culte en commun. Le culte n'est pas social si les dépositaires du pouvoir ne joignent pas leurs hommages à ceux de leurs sujets. Le culte social n'est pas complet si les sujets ne s'unissent pas à leurs chefs pour honorer Dieu. Caractères du culte vraiment et complètement social. Avantages de ce culte. Exemple que nous donne la société des élus 75-77
340 TABLE DES MATIKRES
La société doit emprunter son culte à la vraie religion. Textes de Léon XIII.
1. Nous avons fait de la liberté une idole. Il faut dans tous les ordres l'assujettira Dieu.
a) Les sociétés peuvent tolérer dans certaines circonstances les fausses religions. Cette tolérance doit se renfermer dans les limites que lui assigne sa raison d'être : le bien public. Tolérer le mal n est pas l'approuver, ni le mettre sur le même pied que le bien, ni le préférer au bien 77-79
6) La société doit professer la vraie religion. Il est facile de reconnaître celle-ci aux signes qui garantissent son origine surnaturelle. Enumération de ces titres d'après une encyclique de Pie IX. Les sociétés bercées dans le catholicisme, qui est la seule vraie religion, sont encore plus inexcusables quand elles refusent de le professer publiquement 79-81
2. Forcerons-nous des incroyants à se comporter comme des croyants? Non.
a) Si les représentants du pouvoir viennent au temple par courtoisie, nous n'attachons guère d'importance à leur démarche.
D'autre part, ils ne peuvent adorer quand ils ne croient pas. Ils ne peuvent même pas adopter la religion de leurs peuples s'ils n'en reconnaissent pas la vérité 81-82
b) Ils sont répréhensibles lors([ue, dans leur vie publique, ils condamnent une religion à laquelle ils croient en secret. Répréhensibles, car ils ne paraissent pas ce qu'ils sont, et parce que leur exemple est funeste. Cette conduite est inexcusable . 82-83
c) L'homme sans foi n'est pas coupable parce qu'il ne prc^ fesse pas une religion qu'il ne considère pas comme vraie ; il est coupable de ne pas croire la vraie religion. La nécessité de croire s'impose à tous les esprits, elle s*mpose plus encore aux esprits supérieurs. Les chefs des peuples doivent être de ces derniers 83-84