LA MODESTIE CHRÉTIENNE ET LES DIVERTISSEMENTS MONDAINS
SOMMAIHE
La vie a des Irislesses, des faliguos, des eiiiiui^:^. L'homme cherche des remèdes à ses maux, il les cherche dans la joie, dans la tranquillité, dans la distraction, dans le repos. Jésus luimême a éprouvé ce besoin. Jusqu'à quel point avons-nous le droit de le satisfaire el le devoir de le contenir? p. 137-1 08.
La loi chrétienne nous permet et mèuic nous prescrit de nous reposer de temps en temps.
t . Elle n'approuve pas la morale impitoyable qui interdit toute récréation comme coupable.
a) Elle condamne la religion des Puritains qui renfermait l'homme dans un deuil perpétuel; la religion des Jansénistes qui considérait tonte joie comme illicite, p. I")8-Iy9.
b) La prudence dont la loi chrétienne est empreinte nous fait un devoir de nous délasser quelquefois, parrce que la nature ne supporte pas une discipline trop dnre sans réagir sans tomber dans une intempérance effrénée. Exemple des Puritains en Angleterre. Licence du xviii« siècle en France, effet, en partie, du Jansénisme Même spectacle, après la guerre qui avait imposé des privations trop longues à notre génération, p. i:i9-i60.
c) En obéissant à cette prudence, la tempérance obéit à une nécessité sociale. Importance de l'affabilité dans notre commerce avec nos semblables.
L'affabilité emprunte une partie de ses charmes à la gaieté. Dans la famille, dans tout pays, il faut quelques réjouissances et quelques divertissements. Utilité dos fêtes célébrées après nos dernières victoires, p. tGO-161.
2. La Religion a même institué des solennités destinées à garantir au croyant un peu de joie sanctifiante.
a) L'Ancien Testament offrait chaque semaine un jour de repos aux Israélites, puis il y avait la fête des Taliernacles. la fête de Pâques, etc. Le Christianisme n'a point rompu avec ces tradi-
loi