L'ORGUEIL
SOMMAIKE
Parabole du Pharisien et du Publicaiu. Le Pharisien, symbole de l'orgueil: le Publicaiu. symiiole de l'huuiilité. La méditation de celle parabole fournira la matière delinstruction. p. 21o-21G.
Attitude modeste du Publicaiu vis-à-vis de Dieu. Attitude orgueilleuse du Pharisien.
a) Le Publicain reste au seuil du temple, le Pharisien s'avance jusqu'à l'autel. Le Publicain incline sou front devant Dieu, le Pharisien a la tète haute. Le Publicain n'ose pas lever les yeux, le Pharisien a le regard assure, p. 216-217.
h) Le Publicain se frappe la poitrine, ne voit eu lui-même que des fautes, n'implore que la pitié. Sa prière ne respire que repentir, confusion, timidité. Le Pharisien s'exprime en homme qui a des droits sur Dieu. 11 se considère vis-à-vis de Dieu moins comme un débiteur que comme un créancier. 11 pense qu'on serait injuste si on leconfondait avecles autres hommes, p. 217.
c) Le Publicain s'accuse, proteste qu'il n'est que péché. Le Pharisien s'attribue les perfections et les vertus dont il affecte de remercier Dieu. 11 est de ceux qui croient être par eux-mêmes ce qiTils sont. A l'égard de Dieu l'humilité implique d'abord une soumission totale, et l'orgueil une indépendance injurieuse pour lui, p. 217-219.
La suffisance du Pharisien vient de sou estime pour sa propre personne.
rt) Le Puldicain se répète qu'il n'est que pécheur. Le Pharisien se contemple. Il se dit longuement qu'il n'est injuste ni dans ses sentiments, ni dans ses paroles, ni dans ses actes, qu'il ne l'est à l'endroit de personne. Dégoût que lui inspire le métier de publicain, p. 219-220.
214 T.A VERTU DE TEMPKRA.NC.E
//) Le Pharisien siulniire en lu-oclamaiit qu'il lie se contente pas du bien, qu'il vise au parfait. Ses œuvres surérogatoires : jeûnes, rlimes. 11 se montre quand il prie, à la synagogue, à l'angle des rues: quand il fait l'aumône: quand il jeune.
Silence du Puhlicain qui veut être oultlié. 11 ne dit pas s'il est charitable comme Zachée, prêt à tout quitter comme Lévi; il dit seulement : Je suis un pécheur qui a besoin de pitié, p. 219-222.
ni
L'orgueil du Pharisien dégénère en mé[>ris du prochain.
rti Le Publicain ne se préfère, ne se compare à personne. Il s'abaisse au-dessous de tous, il accepte d'être considéré et traité comme un pécheur. Le Pharisien s'élève au-dessus de ses semblables. 11 se sépare de tous, même des meilleurs. 11 se flatte d'être le seul homme de Dieu. 11 accuse en bloc ses frères d'être livrés au vol. à tous les vices et h tous les excès de l'injuslîce et de l'impureté, p. 221-222.
b) Aveuglement du Pharisien. 11 est semblable aux autres hommes. 11 n'est pas différent de ces autres Pharisiens contre lesquels le Christ s'est tant de fois déclaré. 11 est pire que les autres hommes, car à tous ses vices il ajoute la présomption. On peut dire, d'après saint Augustin, qu'il était voleur, injuste, adultère. Il se ti'ompait encore sur ses A'ertus. qui ne méritent pas leur nom. p. 222-225.
(■) Le Publicain sortit justifié dn temple. 11 n'en fut pas ainsi du Pharisien. Comment Dieu s'éloigne de lui. Comment il se rapproche du Publicain pour l'écouter, l'exaucer, lui pawlonner. remplir son cœur de doux espoirs et de suaves consolations, p. 225-226.
Leçons de la parabole qu'on vient d'expliquer. Attitude que l'humilité nous impose devant Dieu. Si l'orgueil s'y mêle, nos A-ertus s'altèrent et nos œuvres deviennent mauvaises. 11 est utile, pour rester humble, de moins pensera nos bonnes actions qu'à nos fautes. Imiter le Publicain. avoir comme lui le sentiment de notre misère, nous accuser, nous abaisser, offrir à Dieu une prière pleine de repentir, p. 22(>-227.