LÀ CURIOSITÉ
SOMMAIRE
Saint Jean x'anjie la curiosité parmi les trois jrrandes concupiscences qui nous inclinent si puissamment an mal : il l'appelle la concupiscence des yeux. C'est une source d'erreur et de péché. La curiosité dans la faute originelle, p. 233-234.
Sous quelles formes apparaît le péché de curiosité?
a) C'est d'ahord le désir frivole de connaître tout ce quf arrive dans le monde. Saint Paul reprend los femmes et les hommes oisifs qui ont la manie de vouloir pénétrer dans tous^^ les secrets. Description des mœurs des gens livrés à la passion de la curiosité. Leur impatience d'être, avant tous les autres, au courant des nouvelles, afin de les di^'ulgue^. Curiosité et vanité, p. 234-23;».
//) La curiosité est coupahle quand elle nous porte « aux mauvaises sciences ». Lorsque l'on demande aux différents occnltismes la connaissance de l'avenir, des âmes, des autres mondes, on pèche, même à supposer que l'on ne soit pas dupe, contre la religion et la prudence. Prescriptions de l'Eglise,, p. 23:i-236.
c) La curiosité est un péché lorsque nous recherchons l'explication des mystères que Dieu nous a volontairement cacliés. Surabondance des lumières que nous révèlent la raison et la foi. Intempérance de ceux qui essayent de sortir de ce domaine et de dissiper le nuage dans lequel sont enveloppées les vérités ici-bas inaccessibles à l'homme. Intempérance en cet ordre de choses des démons, de la première femme, des hérétiques. Châtiments de cette curiosité, p. 236-238.
Quelles sont les suites de la curiosité déréglée ?
a) La curiosité frivole nous fait pécher contre la discrétion.
232 LA VERTU DE TEilPÉRAXCE
L'homme a le droit de garder pour lui les secrets de sa vie intime. Indélicatesse et injustice de ceux qui, poussés par la curiosité, violent ces secrets. Douleurs qui deviennent insupportables si le public les connaît. Importance des secrets intéressant les individus, les familles, l'Etat. l'Eglise. La violation de ces secrets entraîne des discordes entre les membres des sociétés domestiques, civiles et religieuses.
La curiosité conduit à des spectacles où l'on offre une pâture aux plus basses passions. Scènes honteuses auxquelles assiste Tesclave de cette curiosité extrême et malsaine, p. 238-240.
b) La curiosité qui s'attache aux sciences occultes produit des effets désastreux. Elle détruit fréquemment Téquilibre physique. Maladies où tombent souvent ceux qui se livrent à l'occultisme. Cette curiosité détruit l'équilibre intellectuel. Systèmes invraisemblables et absurdes adoptés par les adeptes du spiritisme. Cette curiosité détruit l'équilibre moral. Relâchement des mœurs parmi les disciples des sciences occultes. Cette curiosité détruit léquilibre l'eligieux. Erreurs enseignées par l'occultisme : erreurs touchant Dieu, l'âme, la résurrection de la chair, etc., p. 240-242.
r) La curiosité est nuisible, qui nous porte à scruter les mystères divins. La curiosité a excité dans l'Eglise de grandes tempêtes. Aveuglement des hérétiques qui veulent dérober à Dieu la clef des mystères. Après avoir nié les vérités surnaturelles, ils nient les vérités les plus élémentaires de l'ordre naturel. Après avoir perdu la foi, ils perdent la raison, p. 242-243.
C'est un devoir pour nous de respecter les secrets de nos semblables, d'imiter, quand il s'agit des sciences occultes, les premiers chrétiens d'Ephèse qui, à la demande de saint Paul, brûlèrent leurs livres de magie, d'attendre l'éternité pour connaître eu pleine lumière les mystères divins, p. 243-244.