Grandeur de son infortune
a) Elle est déjà accablante au Jardin des Oliviers. Ennui, douleur, crainte, dégoût, prière dans la nuit, agonie, sueur de sang, p. 256-257.
b) Multitude des coups qui atteignent .Jésus : coups de la trahison, de la Itrutalité. de la calomnie, de l'ingratitude et de linfidélité. de l'injustice, de l'impiété, de la sottise, de la méchanceté, de la haine : la croix, p. 257-258.
(•) Comble de l'infortune pour .Tésus : l'abandon du Père. Est-il une douleur pareille à cette douleur ï" p. 258.
3. Compassion que l'infortune du Christ doit exciter. Elle laisse pourtant indifférents les Pharisiens et beaucoup d'autres, mais elle émeut toutes les âmes droites.
a) Ineffable compassion de Marie. Impossibilité d'en parler comme il faudrait. Compassion des saintes femmes, gémissements des filles de Jérusalem. Simon de Cyrène, Véronique, le bon larron, la douleur du peuple, p. 258-260.
b) Ce sentiment se transmet aux générations. Ou oublie toutes les œuvres et tous les héros des grands tragiques. L'humanité Aient encore partager la Passion de son Sauveur, p. 260.
r) La compassion de l'élite. Les stigmates de saint Paul, de saint François, de sainte Catherine de Sienne. Tous les phénomènes de la Passion apparaissent en leur chair. La compassion ne peut aller plus loin. p. 260-261.
La Passion est le plus sanctifiant des spectacles, car aucun autre n'inspire au même degré l'horreur du mal et l'amour du bien.
1. Aucun n'inspire autant l'horreur du mal. Le mal s'y montre dans toute sa laideur.
a) La cupidité de Judas le conduit à la trahison de son maître. Sa trahison est accompagnée d'impudence et de perfidie, p. 261 .
//) L'envie de Ca'iphe s'associe à la niauvaise foi ( calomnies, faux témoins): — à la colère. Violence et parti pris du grandprètre. p. 261-262.
c) L'impiété d'IIérode s'allie à la curiosité superstitieuse et au mépris des choses divines, p. 262-26.3.
(1) L'injustice en Pilate naît dune lâche crainte et d'une polili(iu(' indigne, p. 263.
e) La cruaulé des ennemis de Jésus est révollanle. Plaisir qu'ils éprouvent à torturer leur victime. Pour eux, la faire souffrir est un jeu. Combien, dans la Passion, le vice, sous toutes ses formes est odieux, p. 26.'î-364.
f) Le mal, à la Passion est d'une telle laideur que ceux-même qui y ont coopéré le prennent en aversion : Pierre, Judas, Pilate, le l)on larron, la multitude. Les honnêtes gens éprouvent le même sentiment. Trop souvent quand on sort des théâtres profanes, on aime le mal; on le hait quand on a assisté à la Passion, p. •204.
2. Aucun autre spectacle n'inspire autant l'amour du bien, car dans la Passion la vertu atteint son maximum de beauté.
a) Le désintéressement de Jésus. 11 s'oublie pour mettre ses apnires à l'abri, pour compatir à la douleur des filles de Jérusalem, pour songer à sa mère, à saint Jean, au bon larron, pour prier, pour excuser ses bourreaux, p. 264-26").
h) Héroïsme de la force, de la douceur, de la résignation, de l'amour de Dieu et de l'amour des hommes en Jésus, p. 26o.
c) La sainteté de Jésus apparaît admirable et séduisante dans la Passion. C'est au pied de la croix que l'on apprend à croire, à espérer, à vivre et à mourir pour le vrai et pour le bien. Au sommet de la croix, la sainteté rayonne et attire au dehors par le spectacle qu'elle offre aux regards, elle attire par une puissance qui pénètre au dedans et qui est la puissance même de Dieu. Chrislutn crucifi.rum, virtulem Dei. p. 263-266.
11 faut contempler ce spectacle, suivre Jésus-Christ dans les étapes de sa Passion et l'on connaît des émotions vives et durables. Ces émotions seront sanctifiantes, elles nous inspireront l'horreur de tous les vices, des sentiments de repentir et d'amour. Au pied de la Croix, nous penserons avec moins de terreur et avec plus d'espoir au spectacle de la vision béalifique, p. 266-268.