TROISIEME INSTRUCTION - MERCREDI SAINT
RELATIONS SOCIALES i ENTRE LES CROYANTS ET LES INCROYANTS
Les rapports sociaux des croyants et des incroyants unissent les individus aux individus, les familles aux fannlles, les nations aux nations , 243-244
Individuellement, le croyant est en relation avec l'incroyant : a) Par la vie mondaine. Les relations purement mondaines, surtout quand elles sont rares, superficielles, exemp'es de familiarité, ne constituent pas d'ordinaire un danger pour la foi. Noblesse, correction qui s'imposent au croyant 245
b) Par l'amitié. Les relations d'amitié sont plus dangereuses, principalement qnand les incroyants se font remarquer par leur science, leur talent, leur dignité. Péril pour la foi des femmes, des enfants, des serviteurs. Devoir de prévenir ce danyer. Devoir d'éviter les relations d'amitié avec les militants de l'impiété 246
c) Par les affaires. Et\ fréquentantcertains milieux d'affaires peu scrupuleux sur les questions de justice, les fidèles perdent facilement le sens moral. Alors par leur conduite ils compromettent la foi f t la religion 247
d) Par la charité. Obligation où nous sommes de secourir les incroyants qui sont dans la détresse. Exemple de Notre- Seigneur. Bel enseignement de Pie IX 248-24*
Les alliances de famille entre les croyants et les incroyants se contractent par le mariage. Répugnance que nianifesle
l'Eglise pour les mariages entre croyants et incroyants. Motifs de sa conduite,
a) La foi de l'époux chrétien est en danger de se perdre, de s'affaiblir, de se mutiler 250
6) La question de la religion des enfants est en jf^-u. Plus d'une fois les enfants, au mépris de la foi jurée, sont élevés dans l'hérésie ou dans l'incrédulité. D'autres fois, la moitié des enfants est élevée dans l'hérésie et l'autre moitié dans la foi. Inconvénients de cette solution Lorsque tous sont élevés dans la foi, le père;ou la mère incroyant n'a pas les qualités qu'il faudrait pour l'œuvre de l'éducation chrétienne. . 251-252
c) Le bonheur des époux à chatice de sombrer à la suite de pareilles alliances. Silence qui s impose. Malaise qui est la conséquence de ce silence. Défaut d'unité au foyer, etc. 253
Réserve que les nations catholiques doivent apporter dans leurs relations avec les autres peuples. Comment, au xviii« siècle, l'influence de l'étranger nous a été fatale au point de vue religieux et national. L'individualisme nous est venu du protestantisme. Aujourd'hui, la philosophie de la réforme qui apéi être parmi nous fait beaucoup de ravages. 244-255
Nécessité de suivre en toutes ces matières les sages indications de l'Eglise 256
REa^ATIONS ENTRE LES CROYANTS Eï LES INCROYANTS DANS LES ŒUVRES
L'homme qui croit doit agir conformément à sa foi. Quel est le caractère qui doit marquer les œuvres du chrétien ? Peut il. en vue d'une action commune, s'associer à ceux qui vivent en dehors de l'Eglise? 261-262
En principe, toutes nos œuvres doivent porter le sceau de notre foi.
a) Instructions des Papes à ce sujet : Léon XIII et les Chevaliers du Travail, Pie X, son programme, ses ordres au clergé, aux fidèles, à la presse 263-264
b) Sagesse des enseignements des Souverains Pontifes Les œuvres nettement chrétiennes en soi seront toujours supérieures aux autres, même dans l'ordre humain, car la religion en restaurant la nature nous rend plus intégralementhommes «t nous fait agir plus parfaitement; en nous élevant au-dessus nous-mêmes, elle nous assure la possibilité d'agir divinement et de fonder des œuvras tout à fait surhumaines. . 265-266
c) Les faits donnent raison à notre doctrine. Comparaison des œuvres chrétiennes et des œuvres neutres. La presse chrétienne, les associations chrétiennes, les syndicats chr^ tiens. Ce qu'il y a de faux et de bâtard à l'origine des œuvres mixtes ou neutres. Défaut d'unité. Situation ordinairement df-favorable des chrétiens qui s'y engagent. Dangers pour la foi. Résultats peu encourageants de ces mélanges. . . 26'7-268
Dans l'ordre pratique, c'est aux chefs de décider dans quelle mesure les circons»ances nous obligent à des alliances avee ceux qui ne croient pas comme nous.
Il convient de tenir compte de quelques principes.
a) Nos groupes peuvent Cdopérer avec les dissidents en vue de réaliser un bien réel. Divers exemples : l'action contre la licence des rues, contre le fléau de la dépo,iulation, contie l'alcoolisme, etc. L'instinct coalise tous les honiiêes gens contre les maux qui menacent de ruiner la société . . 269
b) Ces coalitions ne sont pas des fusions. <> Nous existerons séparément, nous combattrons ensemble » 270
c) Dans ces alliances, il ne nous est pas permis de sacrifier des principes, ni des intérêts essentiels pour nous assurer quelques avantages. Exemples de collaborations permises, à supposer qu'on réï^erve ce qu'il f ut réserver .... 271
Il convient de nous délier de nos adversaires et de veiller afin qu'ils ne profitent pas de nos concessions pour nous dépouiller davantage 272
Leçons à tirer d« cell« instruction : 1° Nous devons êtie catholiques dan» toutes nos œuvres ; 2» Le« groupements qui oous conviennent sont des groupements catholiques ; 3» Les
catholiques sont tenus de s'unir sur le terrain des œuvres nécessaires. Bien qui résulterait de cette union . . 273-27&