LES PERSPECTIVES DE L'ESPERANCE CHRÉTIENNE
SOxMMAIRE
Nom aimable de la seconde vertu théologale. Puissance des espérances issues de la nalure. Supériorité de l'espérance chrétienne dont la noblesse se mesure d'abord à la sublimité des perspectives qu'elle ouvre au cœur. Comment l'homme moderne a oftensé cette vertu, p. H-12.
1. — L'espérance chrétienne ouvre à l'individu la perspective du bonheur absolu.
a) Simplicité, perfection, éternité du bien qui nous est promis et qui n'est autre que Dieu lui-même vu. possédé dans son essence, p. 1214.
b) Insul'tisance des biens créés : fortune, sanlé, plaisir, etc , p. 14-15.
c) Comment Dieu fera cesser notre misère et répondra à notre passion de connaître, d'aimer, de goûter la joie iniiiiitv Comment des facultés spirituelles ce bonheur se répandra dans la sensibilité et jusque dans les éléments matériels de notre être. Comment notre bonheur sera définitivement assuré et pour([u«i nous n'avons pas à craindre dans sa possession la monotonie, p 15-19.
2. — L espérance s'étend au delà du bonheur persoiini>l. Sous l'inlluence de la charité, elle ouvre une seconde perspective, celle d'un état parfaitement heureux pour la société des croyants.
Tous les partis rêvent d'une société où la face du monde sera renouvelée. Le Chrétien attend l'avènement du royaume de Dieu. Unité, justice, joie, gloire de ce royaume. Hiérarchie admirable de la (ïité céleste où à des degrés divers tous les ('-lus goûteront h' même cssetilicl bnnlicur, |). l'.t 21.
3. — Troisième perspective de 1 Cspérance chrélieime : la transformation de l'univers... Soml)res prévisions du pessimisme par rapport à l'avenir de la Création. Illusions de l'optimlsnie. l'romes-ses du Christianisme : pourtjuoi il cmi-
10 l'espérance
vient que toutes les créatures (pii ont obéi à Dieu et servi riiommc soient associées à la gloire des êtres raisonnables. Images (inc les artistes chrétiens nous offrent de l'étal du monde après sa transfiguration iinale, p. 19-23.
i. — Grave reproche fait à l'espérance chrétienne qui place le bonheur dans l'avenir. Cette infirmité est commune à toutes les espérances. Mais le Chiisîianisme place le bonheur au delà du tombeau, et nos adversaires accusent notre doctrine d'exploiter la crédulité publique et de promettre aux générations un bonheur lointain pour obtenir qu'elles renoncent en notre faveur aux joies présentes. — Réponse à cette accusation, p. 23-215.
2. — L'espérance chrétienne ne se désintéresse pas du présent.
a) Elle nous promet la grâce qui est, dans le temps, le moyen d'arriver à la gloire de l'éternité. Bonheur assuré en cette vie à lame en état de grâce, p. 23-28.
b) Nous espérons la grâce pour les autres. Bonheur assuré à la société qui vit sous l'empire de la grâce, bien social par excellence. Témoignage de l'aine à ce sujet. Ce que la religion chrétienne fait pour la prospérité terrestre des peuples, p. 29-31.
c) L esjjérance vise les biens temporels dans la mesure où ils se rapportent aux biens éternels. Comment les biens temporels sont parfois nécessaires à l'iiomme et à la société pour parvenir à la béatitude éternelle. Immense domaine de l'espérance chrétienne qui embrasse dans son ambition tiuis les biens véritables du temps et de l'éternité, p. 31-33.
Obligation de ne pas rétrécir les cadres grandioses de l'espérance chrétienne. Le fidèle s'attache avant tout à la félicité éternelle, mais il ne dédaigne aucun des biens qui peuvent servir à sa suprême exaltation, p. 33.