‹ Exposition des primitifs francaisChapitre 26 sur 29 · ARLES IX · texte numérisé non relu

ARLES IX

laet des Estampes, à Pans.

Imp. A. Clément ..Pai-:;

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maître, fort im[in\i;ii(''c de llollicia, mais reslaiil bien, en même temps, dans la suile de l'école tniirangelle. Or, dans ce cas.

ri II: TU AIT IJtLISAIiET» il' A L T K 1 C II E . PAR FBAM;i)IS C L O U E T

>^Musée du Jvouvre.)

comment ne pas chercher d'autres origines soit au grand Frmirois /•'• (musée du Louvre i. travail bien plus incertain, avec des incohérences et des diversités de recherches dans le visage, les mains, les vètemenls, (jui marquent un esprit inquiet, tour à tour

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imilalcui' des Flamands et dos Ualiens, soit au Guillaume Goufflcr, sieur de Honnioet, tué à l'avio en 1.j2."), avec la devise : Fol dési?' nous abuze (coll. E. Richtenljerf;'erj, peiiilure plus franche et plus résolue, d'une touche plus vivo et plus hardie, sinon aussi délicate, quecellede Janet-'EtsiTon laisse à Jean la délicieuse petite Princesse tenant ses patenôtres icoll. Af;ne\v), pourquoi lui retirer en fav(Hii' de François Clouet ou de Corneille de Lyon le non moins délicieux petit Dauphin du musée d'Anvers? N'est-ce pas, dans les deux, même houquet de chairs iVaiches et de vives couleurs, même finesse et candeur d'expression, même transparence légère de peinluie? Bien que François Clouet, fils de Jean, et Corneille de Lyon appartiennent à une autre génération, le départ de leurs portraits avec ceux de Janet. et, par coris('quent. de leurs œuvres respectives entre elles, reste non moins dillicile à faire : tant la façon de peindre et de crayonner, mise à la mode par Janel, avait dû être rapidement adoptée par tous les artistes travaillant pour la même clientèle mondaine et désireux de lui plaire! Ce qu'on peut reconnaître chez François, en prenant pour types la Reine Elisabeth (musée du Louvre) et surtout ses crayons au Cabinet des estampes et à Chantilly, c'est une aisance et une souplesse charmantes, parce qu'elles sont libres et naturelles, dans le rendu, à la fois très précis et très large, de toutes les délicatesses dans les visages virils etsurtout féminins. Corneille, son émule, dans ses petits panneaux peints avec un soin extraordinaire, y met souvent plus de vivacité encore. Ses fonds sont plus variés; il y fait jouer les finesses brvmes ou fraîches de ses carnations, les noirs et les blonds de ses chevelures, les clairs ou les sombres de ses vêtements, sur des harmonies dorées, pourprées, azurées, grisâtres, verdàtres, qui révèlent un sens exquis des couleurs. L'analyse de chacun de ces petits chefs-d'œuvre nous entraînerait trop loin. Nous ne pouvons que citer, pour le souvenir, les morceaux prêtés par MM. Ferai, Walter Gay, G. de Monbrison, M"'<^ Edouard André, MxM. Aynard, Pierpont-Morgan, colonel Sluarl Wortley. Doistau, Jean Masson, Lawrie, Hutteau, Paul Arbaud, le Cabinet des estampes, les musées de Versailles, d'Avignon, du Puy, etc., et renvoyer, pour la critique, au catalogue de M. Bouchot et aux articles de M. Dimier dans la Chronique des arts'. Si délicieuses, si instructives que soient toutes ces effigies, peintes ou crayonnées, d'une société cultivée, raffinée, et, dans la fin, efféminée

1. N°' des 14,21 et 28 mai.iot llSjuiu 10U4. Édités ù pari cliez(l'ans,Sclieinil).

.■■;.(■ des KeaL!X-Arts

'j u i L K 1 i h . u f. IN y\ V /vK i\ r, , r IL i^l l'-'t n U h n ;:: In rv i Dessin du Cabinet des Eslampes, à Pans.

Imp. A. Clément -Par

]' ni; TUAIT HUNE JEUNE FEMME. I> A il C (I l> N E I L L E 0 E I. Y IJ X

(CoUcL'liou de M. Kil. A vnai-'l, Lvon.)

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