‹ Exposition des principes de l'organicismeChapitre 9 sur 11 · DEUXIÈME DIVISION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME DIVISION

MALADIES DONT l’aNATOMIE PATHOLOGIQUE n’a QUE PEU OU POINT ÉCLAIRÉ LA THÉRAPEUTIQUE.

Dca maladies chez lesquelles la lésion anatomique ne constitue pas l’indication thérapeutique capitale, ou des maladies qui reconnaissent nue cause spéclQquc.

Personne ne doute plus aujourd’hui de l’existence des maladies spécifiques. Notre but n’est pas de démontrer ici ce principe de philosophie médicale; nous ne chercherons ^as non plus à limiter le nombre de ces maladies. Les maladies de la peau, tombant facilement sous les sens, fournissent les preuves les plus irrécusables de la spécificité de la plupart d’entre elles. Si la spécificité des maladies de la peau est une fols admise (et il nous paraît impossible de la révoquer en doute), il sera difficile de contester que les membranes muqueuses, si analogues à la peau par leur structure et leurs fonctions, ne puissent reconnaître aussi des maladies spécifiques. En effet, la conjonctive n’est-elle pas le siège d’o[)hthal-

mies syphilitiques, morbilleuses , scarlatineuses, varioliques, de pityriasis, etc.? La membrane muqueuse qui tapisse la bouche, le larynx, la trachée-artère, les bronches, n’estelle pas le siège de diphthérite, d’angines présentant les mêmes caractères que les précédentes ophthalmies? Enfin, si le typhus, le choléra, la fièvre jaune et la peste sont des gastro-entérites, comment ne pas reconnaître une cause particulière et bien différente pour cbacune de ces affections si ressemblantes par leurs terribles effets, mais si diverses par leurs caractères?

S’il en est ainsi, il est évident que la lésion anatomique n’est ici qu’un phénomène secondaire, et que la cause toxique doit occuper le premier rang sous le rapport thérapeutique; qu’on aurait tort d’attacher trop d’importance à l’altération locale, de la considérer comme unique base du traitement; que cette base conduirait nécessairement à des erreurs funestes, dont l’inévitable et fatale conséquence serait la mort des malades.

L’expérience a démontré, en effet, que dans les maladies typhoïdes, le médecin devait être

sobre d’émissions sanguines, et que l’on obtenait des résultats bien plus heureux en abandonnant promptement le traitement antiphlogistique, qu’en persévérant avec opiniâtreté dans son emploi. Je pourrais citer ici mon expérience personnelle, acquise sur une masse de faits malheureusement trop considérables, fournis par les glorieux débris de nos armées, dans les désastreuses années de 1814 et de 1815; mais ce n’est pas le lieu d’entrer dans ces détails. Je n’ignore pas que des observateurs que l’estime publique place au premier rang, MM. Louis et Andral, sont arrivés à cette conclusion désespérante que, quel que soit le mode de traitement employé, le résultat est constamment le même; que l’on observe le même nombre de morts, le même nombre de guérisons, et que la durée moyenne de l’affection est toujours la même. Mais je puis opposer k l’opinion de ces deux médecins la pratique deM. le professeur Chomel, qui est parvenu , au moyen des chlorures et d’autres agents, k soustraire un grand nombre de ces malheureux k un mort, pour ainsi dire, certaine; je pourrais m’appuyer encore de l’au-

lüiité de Pringle et de celle d’IIlldenbrand.

Ainsi, dans les cas de gastro-entérites spécifiques, les notions fournies par l’anatonaie pathologique, bien loin d’éclairer le traitement, seraient plus capables de conduire à l’erreur, si le médecin n’était sur ses gardes.

Toutefois , même dans ces cas, l’anatomie pathologique est loin d’être sans utilité: en effet, en faisant connaître avec exactitude la lésion cadavérique, elle apprend à la distinguer de toute lésion analogue, et conduit à reconnaître la différence de la cause qui l’a produite. Qui ne voit dans le développement des glandes de Peyer, arrivant constamment dans la fièvre typhoïde (1), et ne se présentant pas dans les gastro-entérites simples, un caractère spécial qui trahit l’existence d’une cause particulière? et dès lors qui pourrait nier l’utilité de l’anatomie pathologique sous le rapport thérapeutique ?

Il arrive quelquefois que des phlegmasies simples revêtent un caractère particulier dans

(1) Louis, Recherches anatomiques , pathologiques cl thérapeutiques sur la gastro-mlcritc , e(c., 19<j.

le cours du traitement : elles prennent , par exemple, le caractère adynamique. 11 est bien clair que dans ces cas, il faut cesser le traitement débilitant dit antiphlogistique, pour recourir à des moyens d’une nature différente et souvent même opposée.

Une complication qui pourrait aussi survenir dans le cours du même traitement, telle qu’une fièvre Intermittente, ainsi que tous les auteurs, et tout récemment M. Bailly, en ont cité des exemples nombreux, exigerait une modification importante dans le traitement, et tout cela indépendamment du diagnostic local.

■Saladies cliez lesquelles la lésion anatomique est Inconnue (l).

Il est une série nombreuse de maladies dont l’anatomie pathologique n’a que peu ou point éclairé le traitement ; je veux parler des maladies nerveuses. Mais , par une concomitance

(I) Voyez la thèse de concours de -M. Ambroise Tardieu, Jusqu à quel point le diagnostic analomiqne peut-il éclairer le traitement des névroses? Paris, 1844. Celle de M. Montault , des IJoj ens à l’aide des-

singulière ^et bien favorable à l’opinion de ceux: qui regardent comme fort utile à la thérapeutique cette branche des sciences médicales), en même temps que la lésion anatomique est inconnue, le traitement est plus incertain et moins efficace.

Ce qu’il y a de plus désolant, c’est qu’il faut renoncer pour toujours à l’espérance devoir l’anatomie pathologique porter sa lumière sur les lésions organiques des maladies nerveuses, et par conséquent sur leur thérapeutique.

Nul doute, que dans les névroses il n’existe une altération, ou, si l’on veut, une modification d’organes ; car , puisqu’il y a une expression fonctionnelle, il doit nécessairement exister une cause dejeette expression , et cette cause ne peut être qu’organique : dans l’organisme, rien ne saurait être qu’organique. Mais cette modilication doit être passagère, fugace, par conséquent insaisissable après la mort.

quels on peut ^distinguer les nécroses des lésions dites organiques; Paris, 1838.

M. Alphée Cazenave, Quels sont les caractères des nécroses. 1835.

Mettons de côté les diverses espèces d’allétiationsmentales,rhystérle, la chorée, pour ne parler que de l’épilepsie. Eh bien ! l’épilepsie, dont les convulsions , accompagnées de perte de connaissance, forment le principal phénomène , ne laisse après la mort aucune trace constante; bien plus, elle ne saurait en laisser. Je n’ignore pas que des observateurs ont prétendu qu’on trouvait constamment des altérations dans le cerveau des épileptiques. Deux de mes anciens élèves, attachés à mon service à l’hospice de la Vieillesse (Femmes), ci-devant Salpêtrière, MM. les docteurs Bouchet et Cazauvleilh , ont avancé que le cerveau des Individus morts épileptiques était toujours gorgé de sang, qu’il était rouge, Injecté; que la surface tranchée par le scalpel laissait sourdre des myriades de gouttelettes de sang; que les méninges étaient injectées, les sinus gorgés de sang, etc. Ils ont conclu que, puisqu’on trouvait les caractères organiques de l’irritation, l’épilepsie n’était que l’expression fonctionnelle de cette irritation. Mais qui ne voit sur-le-champ que ces médecins ont écrit sous l’influence d’une préoccupation , d’une idée préconçue. Lors-

qu’ils publièrent leur travail , la doctrine de l’irritation était dans toute sa vigueur; ils n’ont pu se soustraire à l’influence de l’opinion dominante dans ce moment, et, comme c’était l’usage alors, suivant la logique du jour, ils ont pris l’effet pour la cause. Les accès répétés d’épilepsie déterminent l’afflux du sang vers le cerveau, uhi stimulas ihi flaxiis ; ils ont vu l’hypérémie: ils ont conclu qu’elle était la cause des convulsions. Rien n’eût été plus facile à éviter que cette grave erreur et les conséquences thérapeutiques dangereuses qui en découlent rigoureusement, s’ils eussent voulu observer avec tant soit peu de rigueur la succession des phénomènes de l’épilepsie, lis auraient vu, en effet, qu’au début de l’accès la face est ordinairement pâle, décolorée, et que' ce n’est qu’à la fin et après plusieurs secousses convulsives, qu’elle s’injecte, se tuméfie, devient livide, etc. Ainsi la prétendue irritation de MM. Bouchet et Cazauviellh est un effet et non une cause.

Je ne réfuterai pas sérieusement l’opinion de ceux qui pensent que l’épilepsie peut être occasionnée par la cnrtHo^inaliori des méninges

rachidiennes. Ce ne peut être là la cause organique de l’épilepsie.

On a trouvé aussi très-fréquemment des altérations locales, circonscrites, chroniques, telles que cancer, tubercules, tumeurs fongueuses, osseuses, etc., dans les cerveaux d’éplleptlques. Mais l’épilepsie, mQ\&.à\e générale, ne saurait être l’expression de ces lésions locales; l’épilepsie, maladie essentiellement intermittente, ne peut être le symptôme d’une lésion essentiellement constante et permanente. Ces lésions ne sont donc pas la cause directe de l’épilepsie ; d’ailleurs elles existent bien plus souvent sans épilepsie, et l’épilepsie plus souvent encore sans elles. La cause organique qui produit les phénomènes épileptiques est donc autre que l'irritation , autre que les cartilages des méninges , antre que le cancer, le tubercule , les tumeurs accidentelles du cerveau. Cette lésion, ou plutôt cette modification, essentiellement peu profonde, fugitive de sa nature , analogue à celle qui produit le mouvement volontaire , cesse après les convulsions, puisque tout rentre dans l’ordre naturel , exactement et de la même Manière que la modlGcation physiologique de

rencéphale qui produit le mouvement normal cesse après que ce mouvement a cessé , et par conséquent cette modification ne saurait être saisie après ta mort. Il faut donc renoncer à l’espérance de jamais reconnaître parle scalpel la cause organique de l’épilepsie ; son traitement ne sera donc jamais éclairé par l’anatomie pathologique.

Et remarquez combien ces faits viennent à l’appui de Futilité thérapeutique de l’anatomie pathologique , puisque là où elle n’apprend rien , nous n’avons aucun moyen sûr ou même probable de guérison.

Que sont , en effet , les remèdes dits antispasmodiques? Oelle est leur manière d’agir? [pourquoi, comment sont - lis antispasmodiques? Ouvrez un formulaire, et voyez avec quel dégoûtant empirisme on entasse, sous la dénomination d’antispasmodiques, les substances les plus hétérogènes! Voyez à côté des débilitants les excitants les plus énergiques! à côté du camphre, du musc, du castoreum, de l’éther, de l’assa fœtida , la saignée, les sangsues, les bains! Comment agissent ces substances? on l’ignore. C’est égal, on les donne dans l’espoir

qu’elles réussiront : elles ont réussi dans des cas analogues; on les donne dans les chances d’un vain hasard ! Quel chaos ! quelle obscurité!

Il est vrai qu’il existe quelques maladies, en petit nombre à la vérité, où l’anatomie n’a rien appris, et qui guérissent, par des moyens empiriques, plus promptement et plus sûrement que les affections dont la lésion anatomique est le mieux connue, et dont le traitement satisfait le mieux la raison : de ce nombre sont les fièvres intermittentes , la syphilis , la variole (pour le traitement préservatif), la colique de plomb, le tænia, etc. Mais qu’est-ce qu’un si petit nombre d’affections comparées à toutes celles que l’on combat efficacement parle traitement rationnel, c’est-à-dire comparées à la presque totalité des maladies aiguës et au plus grand nombre des affections chroniques ?

Toutefois , lors même que l’anatomie pathologique ne fait découvrir aucune altération , elle est encore infiniment utile au thérapeutiste ; car ( en supposant nos sens assez exercés et nos moyens d’investigation assez parfaits), si l’anatomie pathologique nous fait voir qu’il

n’existe aucune lésion , il est évident que, conduits à reconnaître l’existence d’une maladie particulière autre que celles qui se traduisent par des modifications matérielles, nous serons logiquement portés à faire un traitement différent dans les deux cas. De là, la destruction d’une multitude d’erreurs accréditées dans la science par le mépris où l’on était des leçons de l’anatomie pathologique.

i\’est-il pas vrai que, si l’anatomie ne fait découvrir aucune lésion dans la classe entière des névroses, on en tirera celte conclusion, que les névroses ne sont pas des inflammations, et que , par conséquent, elles ne sauraient être traitées comme telles?

Si l’anatomie pathologique fait découvrir que la colique saturnine n’est pas une inflammation , ne conduira-t-elle pas irrésistiblement à une thérapeutique plus convenable et partant plus efficace? etc.

Donc , lors même quelle ne décèle aucune altération, ou, pour mieux dire, lorsqu’elle démontre qu’il n’existe pas d’altération , elle est encore éminemment utile , en faisant adopter une thérapeutique raieuxappropriée. M. Na-

lalis Giilllot a développé ces propositions, avec le talent le plus distingué, dans une excellente thèse sur le sujet que nous traitons (1).

TROISIÈME DIVISIOJN.

MALADIES DONT l’ ANATOMIE PATHOLOGIQUE PARAIT SUSCEPTIBLE d’ÉCLAIRER LE TRAITEMENT.

Malgré les progrès incontestables que l’anato- ' mie pathologique a faits dansces derniers temps, cette science, bien jeune encore, est loin d’avoir atteint son dernier degré de développement. Jusqu’ici les médecins qui se sont occupés de son étude se sont contentés de décrire, le plus exactement possible, les caractères physiques qui distinguent chacune des altérations morbides; mais on n’a point encore songé à creuser

(l) Thèse sur la question suivante : De l’Influence de l'anatomie pathologique sur la thérapeutique ; par Natalis Guillot (concours pour la chaire de pathologie interne, 1840).

plus profondément dans celte mine à peine exploitée ; on n’a pas songé à reconnaître la cause de la: production , la nature intime de la lésion organique. 11 est vrai que dans la majorité des cas, on peut fort bien se passer de la connaissance de la nature intime des maladies , ainsi que nous l’avons avancé précédemment ; cependant cela pourrait être utile dans certains cas. Les circonstances qui précèdent, celles qui accompagnent ou qui suivent l’évolution de l’altération organique, les phases successives de cette évolution, éclaireront sans doute les médecins à venir sur ces Importantes questions, et lorsqu’on aura des connaissances positives sur chacune de ces circonstances , il est très-probable qu’on arrivera à trouver des moyens de traitement efficaces pour chacune d’elles.

11 est bien évident qu’on ne peut espérer d’atteindre ce but si désirable que par des recherches ultérieures plus assidues, plus fines que celles auxquelles on s’est livré jusqu’ici; qu’en un mot, c’est l’anatomie patholologlque à laquelle sont confiées les destinées de l’art de guéri i*.

Veut-on voir, par exemple, de quelle utilité peuvent être ces recherches? Supposons un moment que l’opinion de M. Andral sur la formation des tubercules soit bien exacte, bien fondée ; admettons pour un moment qu’elle soit hors de toute contestation : « la formation du tubercule est précédée d’hypérémie. » ]\’est-il pas évident que l’indication curative qui découle de ce fait, c’est qu’il faut enlever l’hypérémie, et que si l’on y parvient, ce qui est très-possible, on s’opposera à la production de cette terrible altération ?

Que sera-ce si les recherches ultérieures nous font pénétrer la cause véritable du développement de ces lésions morbides?

Il est immense le nombre des altérations que l’anatomie pathologique est appelée k faire connaître. J’appelle faire connaître dévoiler la cause de l’évolution de la maladie, les circonstances qui la favorisent, qui l’accompagnent.

Toutes les espèces de cancers, trop multipliés, comme l’a fort bien dit M. Andral, pour n’être qu’une seule et même maladie, réclament d’abord ce genre d’étude. D’après la

classil'icalion de Bayle, il existerait un cancer chondroïde ou cartilaglniforme, un cancer hyaloïde ou vitréiforine, un cancer larinoïde ou lardiForme, un cancer bunioïde ou napiforme, un cancer encéphaloïde ou cérébriforme, un cancer colloïde ou gélatiniforrae, un cancer composé, un cancer entremêlé, un cancer superficiel ; ces espèces ont été modifiées, changées depuis Bayle, mais il n’en reste pas moins démontré que des objets très-divers ont été décrits sous le même nom, et que M. Andral a fort bien fait de chercher à les décrire d’après leurs qualités élémentaires.

Les mêmes vœux, les mêmes espérances, nous sont inspirés au sujet des tubercules qui déciment l’espèce humaine , au sujet des rumeurs fongueuses, osseuses, fibreuses, au sujet des granulations, des mélanoses, des kystes de tous les genres. Il faut joindre à ces altérations celles des liquides et des gaz.

Voilà des altérations très-nombreuses, dont l’anatomie pathologique est appelée à faire connaître la nature et éclairer le traitement. Elle seule nous paraît capable d’atteindre un

but si utile ; à moins que Ton n’aime mieux s’en fier aux chances d'un vain hasard, d’un aveugle empirisme.

Les espèces de lésions que nous venons de signaler sont nombreuses sans doute, mais elles ne sont rien auprès des maladies aiguës, dont le siège et le traitement sont si bien connus : la fréquence d’une seule d’entre celles-ci, la pleurésie par exemple, est telle qu’elle dépasse de beaucoup en nombre la totalité des lésions organiques. Les cas où la médecine peut être vraiment utile dépassent donc de beaucoup ceux où elle est condamnée à l’impuissance.

COINCLÜSION.

Concluons que l’anatomie pathologique a rendu les plus grands services à la thérapeutique; que tous les jours elle doit servir de guide dans les indications de traitements; que c est en éclairant le diagnostic qu’elle a produit ces immenses bienfaits; que tout ce qui existe en médecine d’exact, de positif, de sa-

tisfaisant, est dû aux progrès de cette branche des sciences médicales;

Que les maladies qu’elle n’a pas éclairées de son flambeau ne présentent non plus qu’incertltude et obscurité dans leur traitement, et sont livrées, en général, au plus aveugle comme au plus dégoûtant empirisme;

Qu’il est un certain nombre de maladies dont elle n’éclairera probablement jamais le diagnostic local , ni par conséquent la thérapeutique ;

Que, toutefois, l’empirisme seul est parvenu, dans un petit nombre de cas, à la vérité, à trouver quelques modes de traitement vraiment sûrs et efficaces ; mais que ces cas sont en bien petit nombre, relativement aux autres maladies.

Qu’il est un grand nombre de maladies que l’anatomie pathologique a bien fait connaître, et dont elle n’a pas avancé encore le traitement spécial; mais qu’elle seule est capable de découvrir, par ses recherches, la méthode vraiment curative de ces altérations, en constatant leur nature intime, en dévoilant leur mode de

formation, leur développement, leurs progrès, leurs terminaisons :

Donc, ï anatomie pathologique a éclairé à un haut degré, elle éclaire encore, et doit éclairer à l'avenir la thérapeutique des maladies.

fin.

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