PREMIÈRE DIVISION
MALADIES DONT l’ANATOMIE PATHOLOGIQUE A ÉCLAIRÉ LE TRAITEMENT.
La thérapeutique ne se perfectionne pas seulement par la découverte de nouveaux moyens ou de méthodes nouvelles de traitement ; mais encore par l’emploi mieux ordonné des moyens déjà connus , et surtout par la proscription de moyens Inutiles et même nuisibles. L’anatomie pathologique n’a peut-être pas conduit à la découverte de nouveaux moyens curatifs; mais elle a certainement rectifié l’emploi des agents thérapeutiques anciens, et elle a surtout puissamment contribué à débarrasser l’art d’une multitude de médicaments absurdes et dangereux dont il était encombré ; elle a nettoyé l’étable d’Augias, suivant l’expression énergique du spirituel professeur Allbert. Toute la médecine consistant dans V à-propos , et non
dans le moyen, nous pensons que l’anatomie pathologique, en nous faisant apprécier, avec plus de rigueur que nos devanciers, le diagnostic des maladies et les phases par où elles passent , a dû aussi nous conduire à un emploi plus judicieux des agents thérapeutiques. Des exemples sont nécessaires ici pour prouver ces propositions.
Il faudrait citer ici toutes les maladies dont les investigations cadavériques ont éclairé le diagnostic , et l’on comprend bien que le temps nous manque pour remplir un tel tableau ; nous allons nous borner à exposer quelques faits où l’utilité thérapeutique de l’anatomie pathologique éclate dans tout son jour.
Commençons par les maladies de la tête.
Avant les recherches anatomiques de Pinel et de Bichat, on n’avait que des idées confuses sur l’inflammation de l’arachnoïde et delà piemère. Les anciens confondaient sous le nom de phrénésie toutes les maladies accompagnées de délire, et beaucoup en plaçaient le siège dans le diaphragme. On conçoit combien le traitement de cette affection devait se ressentir de ce diagnostic. Mais, pour ne re-
monter qu’à des temps voisins de nous, ne savons-nous pas que Stoll faisait impitoyablement vomir ses malades , et que Desault donnait l’émétique et les lavements purgatil^ pendant huit jours de suite (1). Depuis les travaux de MM. Parent-Duchatelet et Martinel, le traitement antiphlogistique est mis seul eu usage avec juste raison , c’est-à-dire depuis que l’anatomie pathologique a établi sans contestation la nature inflammatoire de la phrénésle. Ces médecins ont même poussé le diagnostic plus loin : toujours guidés par l’anatomie pathologique, ils ont distingué l’arachnitls de la convexité et celle de la base du crâne, et l’on conçoit que le traitement peut être modifié d’après ce diagnostic.
Notre savant ami , enlevé si prématurément à la science, Béclard , a donné un exemple frappant de ce que pouvait le diagnostic local fourni par les lumières de l’anatomie pathologique, dans un cas d’abcès du cerveau pour cause traumatique. A la suite d’un coup sur la tête, il crut reconnaître un travail local et les
(1) Desaull, ORuvres chirurgicales , l. ii, pag. SO.
signes de la suppuration du cerveau : il trépana le malade, divisa les méninges, plongea le bistouri assez profondément dans la substance cérébrale , arriva dans le foyer de l’abcès , qu’il vida, et le malade guérit. Voilà, certes, un cas où l’anatomie pathologique a fourni le moyen de guérison le plus puissant, et sans lequel il est infiniment probable que le malade eût succombé.
Mais parlons de l’apoplexie. C’est ici l’un des plus beaux triomphes de l’anatomie pathologique, et ce triomphe est dû aux recherches les plus modernes. Je ne puis résister au désir de citer les diverses especes de traitements employés jusqu’à nos jours , traitements que M. Rochoux a fait en partie connaître dans son article Apoplexie du Dictionnaire de médecine.
Aretée et Cœlius Aurelianus saignaient d’abord le malade au lever de l'aurore, puis on le couchait à la renverse et on le secouait fortement. Si , par l’effet du pui'gatif , le malade vomissait, Il ne fallait pas arrêter le vomissement , qui emportait la cause de la maladie , la pituite !
Aetlus et Avicenne employaient les saignées,
les vomitifs, les purgatifs, les échauffants, les sudorifiques ; ils appliquaient sur la têle des onguents résolutifs, anti-apoplectiques. Ils conseillaient les sternutatoires, les gargarismes, les sialagogues; des boutons de feu sur la tête, jusqu’à dix ou douze. Hollerlus veut aussi qu’on secoue le malade ; Forestus fait lier les membres; Sennert fait tenir un fer rouge à distance de la tête ; Willls applique le raoxa , et Millier prescrivait l’esprit de crâne humain. Un os de supplicié , porté dans un sac sur le membre paralysé , a été prôné par Emmanuel Kœnig. Trois gouttes de sang tirées de l’oreille droite d’un âne de meunier, dans une décoction de lentilles , ont été regardées comme un remède souverain par Nynam. Au moins ces derniers moyens ne sont-ils pas nuisibles.
Depuis qu’on a restreint le nom d’apoplexie à l’hémorrhagie cérébrale, on se borne à faire usage du traitement antiphlogistique : à quoi doit-on ce progrès, si ce n’est à l’anatomie pathologique ?
Que sera-ce maintenant si nous nous arrêtons à la paralysie elle-même, phénomène fontionnel accompagnant la plupart des lé-
slons cérébrales! C’est encore là que nous verrons l’anatomie pathologique briller de tout son éclat.
D’après Bichat (1), qui voulait , ainsi que nous l’avons vu, fonder la thérapeutique sur les propriétés vitales, la paralysie était considérée comme la diminution ou l’abolutlon de la sensibilité et de la contractilité, et devait être traitée par les agents thérapeutiques qui raniment ces propriétés vitales : « Les substances « médicamenteuses ont aussi leur influence sur « la contractilité animale. Tout ce qui produit « une vive excitation à l’extérieur , comme les «vésicatoires, les frottements divers, l’urtica- « tion, etc., ranime cette propriété assoupie dans a la paralysie !y>
Voici ce qu’on lit dans le traitement de Pinel (2) pour la paralysie : «Tout indique, en « général, l’usagedesstimulantset des toniques. « Les eaux thermales sontpropres à produire une
^1) Bichat, Anatomie générale, édit, de 1812, t. i, pag. 49.
(2) Pinel, Nosographie philosophique , t. m, p. 19f>, 6' édition.
«fièvre artificielle; on ne peut nier aussi «que 1 électricité n’ait guéri certaines paraly- « sies. »
J’ai vu les médecins les plus renommés de notre époque administrer à l’intérieur, daris la paralysie, l’ammoniaque, les sels alcalins, les huiles essentielles, les substances résineuses et gommo-résineuses fétides, l’alcool, les teintures spiritueuses aromatiques, les crucifères, le quinquina, les cantharides, les sudorifiques, la ciguë, la noix vomique, les vomitifs, les purgatifs , etc. , enfin l’électricité !
Eh bien ! qui osera nier que nous ne soyons aujourd’hui bien loin de cette thérapeutique incendiaire? Qui osera nier que ce ne soit à l’anatomie pathologique que l’on doive d’avoir rectifié nos Idées à ce sujet? à l’anatomie pathologique , qui nous a fait reconnaître que , dans presque tous les cas, la paralysie était le symptôme d’une altération locale, et d’une altération locale si diverse ?
Je ne citerai pas Ici les expériences de Mauduyt sur cinquante et un paralytiques , je les ai souvent citées ailleurs : elles sont un témoignage bien frappant du degré d’absurdité où
l’on peut tomber, lorsqu’on n’est pas guidé dans le traitement des maladies par la connaissance des altérations locales.
Mais on me dira que l’anatomie pathologique n’a pas appris comment il fallait traiter la paralysie dépendante d’une maladie chronique et locale de l’encéphale ou de ses annexes ! D’accord. Mais l’empirisme aveugle était-il plus avancé? mais n’est-ce donc rien d’empêcher l’emploi de moyens tels que ceux que nous avons cités, moyens dangereux et funestes dans la majorité des cas ! n’est-ce rien enfin d’avoir rectifié , assuré le traitement de la méningite, de la congestion cérébrale, de l’apoplexie ?
Maintenant, arrêtons-nous un instant sur les affections thoraciques.
C’est au génie de Pinel que l’on doit la première distinction bien établie des phlegmasles thoraciques; c’est à lui que l’on doit d’avoir tracé le premier les signes différentiels de la pleurodynie, de la pleurésie, delà pneumonie, du catarrhe. Jusqu’à lui ces maladies, bien différentes, étaient confondues. On trouve bien les noms de ces affections même dans Hippo-
crate(l); niais II est évident qu’il n’y attachait aucune Idée positive. On peut arriver jusqu’à la fin du dernier siècle sans qu’on trouve le moindre vestige de distinction établie par les médecins dans la diagnostic de ces maladies. Il est évident que Stoll lui même confondait la pleurésie et la pneumonie. On dit bien que Frédéric Hoffmann a fait cette distinction, mais je ne l’ai jamais trouvée dans ses écrits; et il faut bien avouer qu’elle est au moins restée ignorée depuis lui. Laennec, par la découverte des signes stéthoscopiques, a rendu plus positifs encore les signes différentiels des maladies dont nous parlons. Voyons maintenant quelle Influence ont eue ces travaux sur le traitement de ces maladies. Pour cela, faisons connaître le traitement d’un des médecins des derniers siècles cités avec le plus d’éloges, et comparons ensuite le traitement qu’a suggéré l’anatomie pathologique ; et nous verrons de quel côté restera l’avantage.
(I) Hippocrate, de Loais affcclis. La péripneumonie existe lorsque les deux poumons sont maladesj c’est une pleurésie s’il n’y a qu’un côté d’entlammé.
Je prends Lazare Rivière. Le traitement de la pleurésie contient neuf pages : je ne puis tout transcrire, mais je vais en citer quelques passages (1).
« Pour la guérison de la pleurésie , il faut « premièrement faire révulsion de l’humeur qui «la fait, la dériver et la résoudre ; et si elle ne « peut être toute résolue, il faut la digérer, mû- «rlr et vider par les crachats, et ensuite re- « médler à la fièvre (qui est le plus souvent « essentielle , et non pas toujours symptoma- « tique) par les remèdes qui lui sont propres, «toutes lesquelles choses nous pourrons ac- «complir par les remèdes suivants. » Voilà les indications : elles ne sont pas, comme l’on voit , données par l’anatomie pathologique. Après avoir conseillé la saignée, les boissons pectorales les plus compliquées, mais qui ne contiennent rien de bien nuisible, les topiques les plus singuliers, les électualres de toute espèce , il ajoute :
(1) Pratique et théorie de la médecine de Lazare Hivière, doyen des médecins de l’iiniversité de Montpellier, tome 1, p.Tjïe ; 1682, à Lyon.
« On appliquera Tort utilement à la partie « malade l’emplâtre de sulfure ou de baies de «laurier, pour dissiper et résoudre les restes «de l’humeur morbifique, ayant auparavant «essayé les fomentations et les liniments fort «résolutifs.
« On peut outre cela se servir de quelques « remèdes vulgaires , fort utiles à cette maladie «par une propriété spécifique, savoir : la ra- «zure de la dent de sanglier , la cendre de la «verge d’un taureau ou d’un cerf, des fleurs «de pavot rouge ou du corail préparé.
« Quercetan loue, dans sa Pharmacopée, une O pomme creusée et remplie d’encens mâle « culte au feu , laquelle le malade avalera, bu- «vant par-dessus trois onces de chardon bé- «nlt, et étant ensuite bien couvert, il suera.
«L’on dit que les fleurs de buis purgent si «fort le sang, que si l’on en donne le poids « d’un dragme avec de l’eau de pavot rhéas, et «si, peu de temps après, on saigne le malade, « son sang reste rouge et de belle couleur.
« Le fient de cheval résout et dissipe puis- «samment l’humeur qui cause cette douleur « pleurétique, s’il est délayé avec l’eau de char-
«don bénit, et ensuite coulé à travers un linge,
« et bu. Le fient blanc de la poule donné au «poids d’un dragme, avec la même eau, a la « même vertu.
« Ces fients ont beaucoup de sel volatil, qui a « une grandissime vertu de pénétrer et de ré- « soudre.
« L’on peut préparer avec ces deux fients « une potion fort efficace.
« Dix gouttes de sang de bouc sauvage don- « nées à boire avec la même eau résolvent et «dissipent merveilleusement la pleurésie: on « peut se servir d’un bouc domestique, au dé- « faut d’un bouc sauvage; mais comme la vertu « est plus faible , on en donnera un dragme. «Voici la préparation:
«Suspendez un bouc par les cornes, et lui « réfléchissant les jambes de derrière vers les «cornes, coupez-lui les testicules, et recevez le « sang dans un ample vaisseau ; faites sécher « au soleil , etc.
« La suye de la cheminée , à la dose d’un « dragme , est fort utile ; mais beaucoup plus « l’esprit de suye décrit par Hartmann ! ! ! ’
Voilà la thérapeutique fondée sur l’empl-
risme dans toute sa pureté; c’est la thérapeutique du grand Rivière ! Voilà ce qu’admirent, sans l’avoir lu sans doute, certains détracteurs de l’anatomisrae moderne.
L’anatomie pathologique n’est pas si riche en moyens curatifs : elle enseigne seulement à combiner les saignées locales avec les saignées générales , suivant l’âge, la force du sujet, l’intensité des accidents; à prescrire des boissons délayantes, l’abstinence, le repos, le silence, les cataplasmes émollients.
Je ne pousserai pas plus loin ce parallèle tout à l’avantage des lumières données par les investigations cadavériques , on y verrait les mêmes différences. Nous ferons seulement observer que ces recherches nous apprennent qu’il est préférable de recourir à la saignée générale, lorsque le parenchyme est enflammé.
Mais supposons un liquide épanché dans la plèvre. Par quel moyen a-t-on reconnu que du liquide pouvait s’épancher dans la plèvre? par l’anatomie, sans doute. C’est déjà un grand point. On a donc été conduit, par cette voie, à chercher les signes de ces épanchements; on les a découverts. Plus tard , on a reconnu
que l’épanchement pouvait dépendre de diverses causes ; qu’une inflammation de la plèvre y donnait lieu, qu’une maladie du cœur le produisait. C’est encore sans doute à l’anatomie que l’on doit ces distinctions ; car enfin on ne les a pas faites sans voir. Dès lors on a dû être conduit à penser que les mêmes remèdes ne pouvaient convenir; il en est donc résulté des indications différentes. La pleurésie aété combattue d’une manière, et la maladie éloignée < l’une autre, et souvent on a réussi. Ce sont là, si je ne me trompe , des services bien réels. Mais l’anatomie a-t-elle appris un moyen particulier découlant de la lésion organique? Non; car je ne veux pas parler de la thoracentèse. Mais le traitement est devenu plus rationnel : c’est bien quelque chose.
Disons un mot des maladies du cœur, et, parmi ees maladies, choisissons l’hypertrophie. Certes, personne ne niera que la eonnaissance des maladies du cœur ne soit due à l’anatomie pathologique. Le traitement de ces maladies n’est pas aussi efficace que dans beaucoup d’autres affections ; mais cependant Laennec cite des exemples de guérison.
L’hypertrophie du cœur peut arriver sans obstacle à la circulation , par augmentation seule de l’action du cœur (c’est encore l’anatomie pathologique qui nous apprend cela) : dès lors, n’est-il pas évident que tous les moyens qui tendront à diminuer l’action du cœur et sa nutrition pourront guérir cette affection ? Cette indication est Immédiatement tirée de la lésion anatomique. Les saignées, la diète, le repos, les bains tièdes, les rafraîchissants de toute espèce, fonderont sans doute un traitement fort rationnel.
Osera-t-on nier que les recherches des modernes, et en particulier de M. Broussais (qui cependant n’aime pas les anatomo-pathologistes), n’aient beaucoup éclairé le diagnostic des affections intestinales? DIra-t-on que c’est un léger service rendu à l’humanité que d’avoir démontré que, dans le plus grand nombre des cas (sinon toujours), ce que l’on prenait pour des fièvres essentielles ou des embarras gastriques, etc., n’était en réalité que des phlegmasles simples ou spécifiques? et dès lors les conséquenees de ces principes, fondés sur les recherches d’anatomie pathologique, les
seules Irrécusables en semblable matière, ne sont-elles pas la proscription de traitements dangereux dans une multitude de cas, et l’établissement d’un traitement plus rationnel et partant plus efficace Pet lorsqu’on réfléchit à la fréquence de ces maladies, ne doit-on pas rendre grâces à l’anatomisme, qui a fait découvrir de semblables vérités?
Le traitement de la péritonite n’a-t-il rien retiré des découvertes de Pinel et de Bichat?
L’anatomie pathologique n’a-t-elle pas rectifié le traitement des hydropisies en faisant voir que l’hydropisie n’était qu’un symptôme? elle a dû faire rechercher la cause organique qui le produisait, et par conséquent faire varier le traitement. Voyons s’il en est ainsi :
D’abord l’hydropisie est enkystée ou ascite; la distinction en est encore due au progrès de l’anatoraisme. Ascite, elle dépend d’un obstacle au cours du sang, d’une affection du cœur ou des gros vaisseaux, d’une maladie des reins, de la rate ou du foie; d’un cancer, d’une dégénérescence organique de quelqu’un des viscères abdominaux, d’une inflammation du péritoine ; suivant Valsalva et Morgagni, d’une altération
primitive du sang ; suivant Cliaussier, d’un défaut d’hématose, de perspiration pulmonaire. Qu’enseigne l’anatomie pathologique? de combattre la lésion primitive, sous peine de faire une pitoyable médecine. Mais la maladie est jusqu’ici au-dessus des ressources de l’art, et l’anatomie n’a encore rien appris; mais d’abord elle vous apprend à ne pas nuire, ensuite elle vous apprend à traiter par les antiphlogistiques les hydroplsles par inflammation, à faire la paracentèse dans quelques cas, à soulager ainsi le malade, etc.
Les maladies de la matrice , de la vessie , connues par l’anatomie, ne donnent-elles pas des indications tirées de leur nature même ? Comment combattez-vous leurs inflammations? Les polypes utérins ne sont-ils pas enlevés avec succès? les calculs vésicaux extraits ou broyés ?
N’est-ce pas par l’anatomie que la plupart des maladies chirurgicales sont connues? et n’est-ce pas à la même source qu’on puise les indications de traitement? Les moyens thérapeutiques employés dans les fractures, les luxations, sont-ils les mêmes dans toutes les
fracUires, clans toutes les luxations? Les hernies, qu’est-ce qui en a éclairé l’histoire? l’anatomie. Et le traitement? l’anatomie sans doute.
IN’est-ce pas aussi à une espèce d’anatomie pathologique qu’on doit un diagnostic exact des maladies de la peau? Les travaux de Willan, de Bateman, de Samuel Plumbe, de Thomson, de J. -P. Frank, de Lorry, de MM. Alibert, Biett, n’ont-ils pas eu pour but et pour résultat de fonder la distinction de ces maladies sur des caractères anatomiques , et d’établir sur ces caractères un traitement plus rationnel, plus efficace?
Nous pensons que ces citations suffisent pour faire sentir combien est Immense l’utilité de l’anatomie pathologique dans le traitement des maladies.
Voyons maintenant quelles sont les bornes (|ui lui sont imposées.