Nonne hic est fabri filius? (MaUh., cap. xiii, 55. j
3. iNonne hic est faber, fiiius Mariae ? (Marc, cap. \ i, 3.)
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se sont meurtries, comme celles des enfants du pauvre peuple, au dur maniement de Toutil, et, quand il fut en forces, il s'inclina pendant des heures entières sur un bois vil, il fit sa journée et gagna son pain à la sueur de son front comme les gens de rien.
Erat subditîis illis. Il était soumis à ses parents, non de cette soumission purement passive qui attend les ordres pour les exécuter, mais de cette soumission amoureuse qui prévient les désirs et devine les besoins. Lorsque le bon Joseph fut avancé en âge et que ses mains tr 3p faibles fléchiren t sous le poids du travail , il ne voulut pas qu'il se fatiguât davantage ; tout seul, vaillant à l'ouvrage, il devint le seul soutien du pauvre ménage. Je n'ai pas vu cela, personne ne me l'a dit, mais mon cœur le devine. Je le vois encore, le divin ouvrier, recevoir, modeste et discret, les commandes des riches, joyeux et bienveillant, les commandes des pauvres. Toutes les beautés de sa sainte âme rayonnaient sur son visage; toutes les lumières de l'éternelle sagesse se reflétaient en ses yeux, et, sans doute, des gens compatissants s'étonnaient de le voir, si beau et si intelligent, condamné à
des œuvres grossières. — Mais d'autres, peutêtre, lui parlaient durement, se moquaient de lui et de son nom qu'ils trouvaient prétentieux. Un Jésus, vaillant capitaine, avait introduit le peuple délivré par Moïse dans la terre de promission; un Jésus, grand-prêtre de Jéhovah, avait, en compagnie de Zorobabel, conduit les captifs de Babyione de l'exil à la patrie et inauguré le second temple ; un Jésus, inspiré parle ciel, avait écrit Y Ecclésiastique^ si rempli de sagesse divine. Quel rapport entre ces hommes illustres et l'ouvrier de Nazareth? Mais personne ne connaissait encore le grand mystère de Dieu. Le libérateur du genre humain, le prêtre suprême, la lumière des sages cachait, sous le voile d'une humble profession, l'épanouissement de son adolescence et la fleur de sa jeunesse.
Au dehors et sous le regard des profanes, il ne croissait en âge que pour prendre des forces et mieux soutenir les fatigues d'un travail dont dépendait l'existence de sa famille; mais, dans l'intimité, quand les portes de la maison de Nazareth étaient closes, les yeux ravis de Marie et de Joseph admiraient, en leur doux ouvrier, les