Barrow, Travel in China^ p
4.. Hinc Druidae in inlimis penetralibus statuam erexerunt, Isidi seu Virgini hanc dedicantes, ex qua filius ille prodilus erat.
Ce renseignement d'Elias Schedius {de Dits Germanis, cap. xiii) est confirmé par l'inscription trouvée en 1833 sur remplacement d'un temple païen, à Chàlons-sur-Marne : Virgini par iturœ Druides. {Annales de philosophie chrét., t.Vll, p. 3-28.)
t i Ml. i»i. JK>r.s.
Tautre ce cri d'espérance : Un enfant viendi'.i. Déjà les poètes saluent son avènement'. Voyez comme le monde est profondément remué par des catastrophes providentielles. Plus agité que les autres peuples, mais toujours vivant, Israël est partout môle aux gentils et projette sur les traditions défigurées la lumière de ses oracles. Les désirs débordent, l'attente est à son comble, les siècles, en chœur, s'écrient : « Cieux, répandez votre rosée, nuées, pleuvez le juste; que la terre s'entrouvre et germe le sauveur, d Il vient, l'enfant béni, il vient. L'Église nous montre le ciel et la terre formant, avec les siècles, un cadré immense autour de son berceau ; c'est juste. Le ciel est fermé par le péché, il va l'ouvrir; la terre est déshonorée, il va la purifier. Abraham est évoqué; cela devait êti^e. rs''at-il pas été choisi pour être la souche d'un peuple destiné à garder plus fidèlement les promesses divines, et pour transmettre au fils de ces promesses, avec un sang préservé des abominations de l'idolâtrie, l'héritage transfiguré de son sacerdoce et de son souffle prophétique?
i. Cf. Vingt-neuvième conférence ; la Plénitude des temps.
Voici Moïse avec son peuple; il est à sa place près du législateur de la nouvelle alliance, près du libérateur du genre humain. David s'approche, je l'attendais; son sang illustre va couler dans les veines de l'enfant-Dieu^ Les mouvements inverses des deux généalogies, de la tige au rejeton, du rejeton a la tige, décrivent les longues pérégrinations de la sève royale. Par des courants divers, elle est arrivée h son but. La nature et la loi, la génération et l'adoption sont d'accord sur le ineme enfant. Soit qu'on remonte par sa mère et par son grand- père le cours des siècles, soit qu'on le descende jusqu'à rhomme humble et chaste qui doit protéger ses jeunes années ^ David s'impose, et son fils a
1. Cf. Summ. theol., \\\ T., quaesl. 31, A. 2, Utvum caro Christi fuerit siimpta de David?
2. Il y a différentes opinions sur les généalogies de N.-S. De graves auteurs, tant anciens que modernes, pensent que saint iMallhieu et saint Luc ont donné tous deux la généalogie de saint Joseph. Pour expliquer les deux pères qu'on lui attribue, ils invoquent la loi du Lévirat, en vertu de laquelle Jacob, proche parent d'Héli, aurait épousé sa veuve. De cette manière Jacob, second mari de la mère de saint Joseph, est son père naturel, Iléli est son père légal. Ainsi, saint Matthieu aurait écrit la généalogie naturelle de saint Joseph, saint Luc sa généalogie légale. D'après ce sentiment, Jésus est fils de David, parce que Marie sa mère
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droit au nom que lui donneront plus tard les misérables qui imploreront sa miséricorde et les foules qui salueront sa bienvenue : o: Ayez pitié, fils de David! Hosannaau fils de David! > La critique impie lui conteste cet honneur, mais qu'importe? Sa négation attardée peutelle peser autant, dans la balance de l'histoire, que le témoignage des Évangélistes, qui ont consulté les monuments et entendu la voix du peuple? Venez vous joindre au saint roi, chaste
est parente de saint Joseph, et, par conséquent, de la même famille que lui. Celte parenté n'est point supposée; elle est affirmée implicitement par l'Évangile, qui nous dil que Marie se fit inscrire, avec Joseph, à Bethléem. Elle ne pouvait être comprise dans le recensement qui se faisait dans la ville de David que parce qu'elle était de la famille de David. L'opinion précitée offre encore plusieurs autres difficultés; elles ne sont point insurmontables. Mais ces difficultés disparaissent, si l'on admet une opinion qui nous paraît plus probable, à savoir, que saint Matthieu a donné la généalogie légale de Jésus-Christ par Joseph, saint Luc, sa généalogie naturelle par Marie, fille d'Héli. Si Marie n'est point nommée dans cette généalogie, c'est parce que Fauteur se conforme à l'usage hébraïque, qui ne tient aucun compte des femmes dans l'énumération des degrés généalogiques. Joseph, dit Médina, est appelé fils d'Héli : qui fuit Héli, parce qu'il est le mari de sa filie. Fropter vinculum matrimonii pater filiœ recte dici solet palermariti ejus. Melchior Canr donne une explication plus ingénieuse et, peul-êlr4, plus vraisemblable. 11 prétend que
prophète à qui Dieu a donné la connaissance des temps, venez, Daniel. Vous avez éclairé les oracles en précisant l'époque de leur accomplissement. Vos fameuses semaines touchent à leur fin, il est temps que paraisse le saint des saints.
Les grands peuples, aussi, lui doivent un hommage : et les Grecs, dont la langue harmonieuse écrira bientôt son histoire et sera Tun des premiers instruments de la diffusion de sa
dans ce texte de saint Luc : Et ipsc Jésus erat mctptens quasi annorum triginta, ut putabutur filius Joseph qui fuit Heli, ces paroles: ut putabatur filius Joseph, forment une parenthèse, et que le relatif qui fuit Heli se rapporte à Jésus.
La parenthèse, qu'on peut supposer, sans eiïort, dans le latin, est plus apparente dans le grec:
Ka. aùtôç yjv o 'Iriffou; u)<7Ù etwv Tptaxovra, fov u'oç, wç IvojAt- Çexo 'Iwai^qp, toO 'H>i, toO MaTÔdcT, xoO Aeut, etc.
En effet, l'article toO, signe caractéristique des degrés généalogiques, manque au nom de Joseph, d'où il suit que l'on doit lire wv vi6ç (d); èvoix-'Csto 'Iwcrrjç,) ToO 'HXt ; en français: «Jésus, qu'on croyaitfils de Joseph, était fils d'Héli.»
Gomment accorder, dans ce sentiment, le nom d'Héli, donné au père de la sainte Vierge, avec la tradition qui lui donne pour père saint Joachim? Rien de plus facile. Héli est une ahréviation du nom d'ÉIiakim. Or, Eliakim et Joachim se disent plusieurs fois l'un pour l'autre dans la sainte Écriture. Ainsi, au II** livre des Rois, Joachim, fils