scelesteet omnium hominumflaîritiossisimc înondum
i')') vu: DK JÉSUS.
Dans le Clirisl martyr rien de semblable. Victime de la plus exécrable injustice, il ne s'en émeut pas, il ne cherche pas à s'en faire gloire. Il est prêt; voilà tout. La malice des hommes peut s'abattre sur lui, elle ne lui fera pas courber la tête; mais,aussi,vous ne le verrez point relever orgueilleusement son front pou: braver ses bourreaux. La sérénité, le calme, la patience, ladouceur, la véritable dignité d'un malheur immérité : telle est son attitude.
Tai honte. Messieurs; il me semble que j'amoindris mon martyr bien-aimé, si je me contente de ne pas trouver en lui les défauts qui déparent l'héroïsme des hommes. Qu'il soit résigné sans bassesse et fort sans ostentation, ce n'est que le fond du merveilleux tableau dans lequel nous voyons saillir toutes les vertus divines.
Jésus parle peu dans sa passion; mais chacune de ses paroles est un trait qui pénètre la mémoire et s'y fixe, comme l'immortelle révélation d'une perfection surhumaine. A l'infâme qui le trahit : a: Mon ami, dit-il, qu'êtes-vous venu
omnipotentis Dei, et omnia inspicientis judicium effugisti. (II Machab., cap. vu, 34-35 J
faire ici? C'est donc par un baiser que vous livrez le fils de l'homme M y> Quel héroïque oubli de l'injure! Quelle admirable et tendre bonté! Aux soldats qui le saisissent et Fenchaînent : « Si c'est moi que vous cherchez, ne touchez pas à mes disciples ^. j> Quelle autorité de la part d'un vaincu! — Au peuple qui le suit sur le chemin du Calvaire : « Ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous, car il viendra pour vous des jours mauvais ^. y> Quelle abnégation de soimême ! Quelle charitable compassion I ~ Au valet qui le soufflette et lui dit brutalement : « Est-ce ainsi qu'on parle au grand-prêtre? — Si j'ai mal parlé, montrez-le-moi, mais, si j'ai bien parlé, pourquoi me frappez-vous *? » Quelle douceur dans le reproche! Quel appel mesuré au droit et à la justice! Quelle majestueuse possession de soi-même ! — A Pilate qui l'interroge sur sa royauté : « Mon royaume n'est pas de ce monde ; mes serviteurs eussent combattu pour moi ; moi , je suis venu au