‹ Exposition du dogme catholique (volume 2)Chapitre 68 sur 89 · Joan., cap. x · texte numérisé non relu

Joan., cap. x

LE MARTYR. 24l>

vant les Héliastes, s'efforçait de démontrer son innocence, irritait ses juges par la vivacité de son plaidoyer et accélérait la vengeance de leur âme envieuse. Assis au milieu de ses amis, il se consolait de sa mort prématurée en développant avec une fiévreuse éloquence des considérations banales sur les infirmités de Tâge et les inconvénients de la vieillesse, et ne répondait à leur sollicitude que par une plaisanterie où se révèle l'homme d'esprit jaloux de placer un bon mot, bien plus que le juste préoccupé des mystères d'une autre vie. Et pourtant, la mort de Socrate est la plus belle que la sagesse humaine puisse proposer à notre admiration; mais c'est la mort d'un homme : il est juste que l'homme y montre ses faiblesses et ses passions. Les héros de la foi, eux-mêmes, ont exprimé leur indignation et leur sainte colère par de fières et dures paroles : « 0 scélérat et le plus cruel des hommes! disait l'un des sept Machabées au roi Antiochus, tu ne fuiras pas le terrible jugement du Dieu qui peut tout et qui voit tout .' 2)

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